dimanche 23 décembre 2012

Paroles paroles

Paroles paroles (1973)

[A.Delon]
C'est étrange,
je n'sais pas ce qui m'arrive ce soir,
Je te regarde comme pour la première fois.

[Dalida]
Encore des mots toujours des mots
les mêmes mots

[A.Delon]
Je n'sais plus comment te dire,

[Dalida]
Rien que des mots

[A.Delon]
Mais tu es cette belle histoire d'amour...
que je ne cesserai jamais de lire.

[Dalida]
Des mots faciles des mots fragiles
C'était trop beau

[A.Delon]
Tu es d'hier et de demain

[Dalida]
Bien trop beau

[A.Delon]
De toujours ma seule vérité.

[Dalida]
Mais c'est fini le temps des rêves
Les souvenirs se fanent aussi
quand on les oublie

[A.Delon]
Tu es comme le vent qui fait chanter les violons
et emporte au loin le parfum des roses.

[Dalida]
Caramels, bonbons et chocolats

[A.Delon]
Par moments, je ne te comprends pas.

[Dalida]
Merci, pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre
qui aime le vent et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur

[A.Delon]
Une parole encore.

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Ecoute-moi.

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Je t'en prie.

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Je te jure.

[Dalida]
Parole, parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes au vent

[A.Delon]
Voilà mon destin te parler....
te parler comme la première fois.

[Dalida]
Encore des mots toujours des mots
les mêmes mots

[A.Delon]
Comme j'aimerais que tu me comprennes.

[Dalida]
Rien que des mots

[A.Delon]
Que tu m'écoutes au moins une fois.

[Dalida]
Des mots magiques des mots tactiques
qui sonnent faux

[A.Delon]
Tu es mon rêve défendu.

[Dalida]
Oui, tellement faux

[A.Delon]
Mon seul tourment et mon unique espérance.

[Dalida]
Rien ne t'arrête quand tu commences
Si tu savais comme j'ai envie
d'un peu de silence

[A.Delon]
Tu es pour moi la seule musique...
qui fit danser les étoiles sur les dunes

[Dalida]
Caramels, bonbons et chocolats

[A.Delon]
Si tu n'existais pas déjà je t'inventerais.

[Dalida]
Merci, pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre
qui aime les étoiles sur les dunes
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur

[A.Delon]
Encore un mot juste une parole

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Ecoute-moi.

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Je t'en prie.

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Je te jure.

[Dalida]
Parole, parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes au vent

[A.Delon]
Que tu es belle !

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Que tu est belle !

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Que tu es belle !

[Dalida]
Parole, parole, parole

[A.Delon]
Que tu es belle !

[Dalida]
Parole, parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes au vent


Après avoir connu la vie de bohème dans le Paris de la fin des années 50, Dalida et Alain Delon, devenus amis, se sont retrouvés en studio pour l'enregistrement de "Paroles paroles". Adapté d'un succès italien, cette chanson a eu un succès retentissant en France au cours de l'été 1973. 

  

samedi 22 décembre 2012

Osez Joséphine

Osez Joséphine (1991)

à l'arrière des berlines
on devine
des monarques et leurs figurines
juste une paire de demi-dieux
livrés à eux
ils font des petits
ils font des envieux

à l'arrière des dauphines
je suis le roi des scélérats
à qui sourit la vie

marcher sur l'eau
éviter les péages
jamais souffrir
juste faire hennir
les chevaux du plaisir

osez, osez Joséphine
osez, osez Joséphine
plus rien ne s'oppose à la nuit
rien ne justifie

usez vos souliers
usez l'usurier
soyez ma muse
et que ne durent que les moments doux
durent que les moments doux
et que ne durent que les moments doux

osez, osez Joséphine
osez, osez Joséphine
plus rien ne s'oppose à la nuit
rien ne justifie


Enregistré à Memphis, "Osez Joséphine" est l'album le plus rock de Bashung, qui se montrait très à l'aise en suivant les traces d'Elvis Presley. 
En 2011, l'écrivain Delphine de Vigan emprunta un vers de cette sublime chanson pour le titre de son dernier roman: "Rien ne s'oppose à la nuit"

 

vendredi 21 décembre 2012

Nougayork

Nougayork (1987)

Dès l´aérogare
J´ai senti le choc
Un souffle barbare
Un remous hard-rock
Dès l´aérogare
J´ai changé d´époque
Come on! Ça démarre
Sur les starting-blocks

Gare gare gare
Là c´est du mastoc
C´est pas du Ronsard
C´est de l´amerloc
Sera-ce la bagarre
Ok j´suis ad hoc
J´aurai l´gros cigare
En or, les pare-chocs

Dès l´aérogare
J´ai senti le choc
Faut rentrer dare-dare
Dans la ligne de coke
Un nouveau départ
Solide comme un roc
Une pluie d´dollars
Ici Nougayork

Ici superstar
J´suis gonflé à bloc
C´est l´enfance de l´art
C´est l´œuf à la coque

A moins qu´un lascar
Au détour d´un block
Et sans crier gare
Me découpe le lard

Façon jambon d´York



jeudi 20 décembre 2012

Mon légionnaire

Mon légionnaire (1937)

Il avait de grands yeux très clairs
Où parfois passaient des éclairs
Comme au ciel passent des orages.
Il était plein de tatouages
Que j'ai jamais très bien compris.
Son cou portait : "Pas vu, pas pris."
Sur son cœur on lisait : "Personne"
Sur son bras droit un mot : "Raisonne".

{Refrain:}
J'sais pas son nom, je n'sais rien d'lui.
Il m'a aimée toute la nuit,
Mon légionnaire !
Et me laissant à mon destin,
Il est parti dans le matin
Plein de lumière !
Il était minc', il était beau,
Il sentait bon le sable chaud,
Mon légionnaire !
Y avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière !

Bonheur perdu, bonheur enfui,
Toujours je pense à cette nuit
Et l'envie de sa peau me ronge.
Parfois je pleure et puis je songe
Que lorsqu'il était sur mon cœur,
J'aurais dû crier mon bonheur...
Mais je n'ai rien osé lui dire.
J'avais peur de le voir sourire !

{Refrain}

On l'a trouvé dans le désert.
Il avait ses beaux yeux ouverts.
Dans le ciel, passaient des nuages.
Il a montré ses tatouages
En souriant et il a dit,
Montrant son cou : "Pas vu, pas pris"
Montrant son cœur : "Ici, personne."
Il ne savait pas...Je lui pardonne.

J'rêvais pourtant que le destin
Me ramèn'rait un beau matin
Mon légionnaire,
Qu'on s'en irait seuls tous les deux
Dans quelque pays merveilleux
Plein de lumière !
Il était minc', il était beau,
On l'a mis sous le sable chaud
Mon légionnaire !
Y avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière !  



Si c'est Marie Dubas qui a crée "Mon légionnaire", c'est Edith Piaf qui en a fait un monument de la chanson française d'avant guerre. Écrit par Raymond Asso et composé par Marguerite Monnot, "Mon légionnaire" à valu à la môme Piaf de triompher lors de son premier récital à l'A.B.C. en 1937. 
50 ans plus tard, c'est un autre grand de la chanson française, Serge Gainsbourg, qui reprit "Mon légionnaire"

 
   

mercredi 19 décembre 2012

Laura

Laura (1986)

Laura, y a tant d'hommes que je ne suis pas.
Y a tant de phrases qu'on dit, que je ne dirais pas.
Oh oh, Laura, j'aurais tant à apprendre de toi,
Tous ces mots tendres qu'on sait, moi je ne les sais pas.

J'ai poussé comme on respire,
Sans abri, ni foi, ni loi.
Ce qui m'a fait vivre était à moi.
Des caresses et des sourires,
J'ai souvent passé mon tour.
Je n'ai jamais appris à donner tant d'amour.

Laura, le temps passe et me remplit de toi.
J'n'avais besoin de personne et tant de place pour toi.
Oh oh, Laura, petit rien du tout mais tout pour moi,
Tous ces conseils qu'on donne, tu ne les entendras pas.

J'ai dépensé tant de forces
Pour des empires en papier,
Des rêves déjà presque oubliés,
Mais que le diable les emporte !
Tout me semble dérisoire,
Evaporé dans le bleu de ton regard.

Laura, Laura,
Oh oh oh, Laura...

Je n'attendais rien de toi, qu'une raison d'être là,
Juste une trace avant de partir.
Oh oh, mais de tes rires et de tes bras,
Tu m'inventes un avenir, te regarder pousser me fera grandir.

Oh oh oh, Laura.
Oh oh oh, Laura.
Oh oh oh, Laura.


Un an après "Rock'n'roll attitude" et sa collaboration avec Michel Berger, Johnny Hallyday fait appel à un autre compositeur emblematique de la pop française des anénes 80: Jean-Jacques Goldman. Sur l'album "Gang" on trouve une très belle ballade: "Laura". La chanson porte le nom de sa fille que le chanteur à eu avec Nathalie Baye en novembre 1983. 

 

 

 

 



mardi 18 décembre 2012

Je te donne

Je te donne (1985)

 I can give you a voice, bred with rythms and soul
the heart of a Welsh boy who's lost his home
put it in harmony , let the words ring
carry your thoughts in the song we sing
Je te donne mes notes , je te donne mes mots
quand ta voix les emporte a ton propre tempo
une épaule fragile et solide a la fois
ce que j'imagine et ce que je crois .

Je te donne toutes mes différences,
tous ces défauts qui sont autant de chance
on sera jamais des standards des gens bien comme il faut
je te donne ce que j'ai ce que je vaux

I can give you the force of my ancestral pride
the well to go on when i'm hurt deep inside
whatever the feeling, whatever the way
it helps me to go on from day to day
je te donne nos doutes et notre indicible espoir
les questions que les routes ont laissées dans l'histoire
nos filles sont brunes et l'on parle un peu fort
et l'humour et l'amour sont nos trésors

Je te donne toutes mes différences...

Je te donne , donne , donne ce que je suis

I can give you my voice, bred with rythm and soul,
je te donne mes notes , je te donne ma voix
the songs that i love, and the stories i've told
ce que j'imagine et ce que je crois
i can make you feel good even when i'm down
les raisons qui me portent et ce stupide espoir
my force is a platform that you can climb on
une épaule fragile et forte a la fois
je te donne, je te donne tout ce que je vaux , ce que je suis, mes dons,
mes défauts, mes plus belles chances, mes différences(x 5)


Extrait de l'album "Non Homologué" paru en 1985, "Je te donne" permet à Jean Jacques Goldman de s'imposer comme le nouveau compositeur en vogue. Ce titre bilingue (la partie anglaise est chanté par son ami Michael Jones) sera repris à la fin des années 90 par le Boys Band Worlds Apart. 



 

lundi 17 décembre 2012

Il venait d'avoir 18 ans

Il venait d'avoir 18 ans (1973)


Il venait d'avoir 18 ans
Il était beau comme un enfant
Fort comme un homme
C'était l'été évidemment
Et j'ai compté en le voyant
Mes nuits d'automne

J'ai mis de l'ordre à mes cheveux
Un peu plus de noir sur mes yeux
Ça l'a fait rire
Quand il s'est approché de moi
J'aurais donné n'importe quoi
Pour le séduire

Il venait d'avoir 18 ans
C'était le plus bel argument
De sa victoire
Il ne m'a pas parlé d'amour
Il pensait que les mots d'amour
Sont dérisoires

Il m'a dit: "j'ai envie de toi"
Il avait vu au cinéma
Le blé en herbes
Au creux d'un lit improvisé
J'ai découvert émerveillée
Un ciel superbe

Il venait d'avoir 18 ans
Ça le rendait presque insolent
De certitude
Et pendant qu'il se rhabillait
Déjà vaincue, je retrouvais
Ma solitude

J'aurais voulu le retenir
Pourtant je l'ai laissé partir
Sans faire un geste
Il m'a dit "c'était pas si mal"
Avec la candeur infernale
De sa jeunesse

J'ai mis de l'ordre à mes cheveux
Un peu plus de noir sur mes yeux
Par habitude
J'avais oublié simplement
Que j'avais deux fois 18 ans.



C'est à un fan de la première heure que l'on doit les paroles d' "Il venait d'avoir 18 ans":  Pascal Sevran, qui présentera quelques années plus tard "La chance aux Chansons". Cette chanson sera l'un des plus grands succès de Dalida, si ce n'est la plus connue. 
 
 

dimanche 16 décembre 2012

Hey Joe

Hey Joe (1967)

Hey Joe
Court pas comme ça, dis
Y a pas le feu chez toi
Hey Joe
Vient dire bonjour
T'en mourras pas
Moi j'rentre à l'heure qu'il m'plait
J'ai même plus de montre
J'ai tout mon temps
Ce qui m'attend chez moi,
Je le sais
Rien qu'un lit froid
Sans personne dedans

Hey Joe
Si on parlait, hein
Mais de quoi ?
Hey Joe
Le Vietnam, la bombe
Tu t'en fous de tout ça
Comme tu dis, la vie
C'est le métro à six heures
Et chacun pour soi
Mais pour toi Joe,
Y a toujours une place
Mais pas pour moi,
Pourquoi ?

Hey hey Joe
Pourquoi t'as de la chance plein les doigts ?
Hey, hey Joe
En naissant t'as marché dans quoi ?
T'as toujours les poches pleines
La voiture de l'année
Dis donc, ma parole, on en oublie
Que t'es si laid
Moi Joe, tu vois, je n'ai plus rien
Je pensais avoir une fille
Bien à moi
Mais il paraît Joe
Qu'elle dort maintenant entre tes draps, bravo!

Tu vois Joe
Hier je rêvais d'avoir ta peau
Mais Joe
Je préfère te voir souffrir
Et de cette fille, je t'en fais cadeau
Allez bonne chance Joe...



 

samedi 15 décembre 2012

Göttingen

Göttingen (1967)

Bien sûr, ce n´est pas la Seine,
Ce n´est pas le bois de Vincennes,
Mais c´est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.

Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent,
Mais l´amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen.

Ils savent mieux que nous, je pense,
L´histoire de nos rois de France,
Herman, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen.

Et que personne ne s´offense,
Mais les contes de notre enfance,
"Il était une fois" commence
A Göttingen.

Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen.

Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l´âme grise de Verlaine,
Eux c´est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen.

Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen.

Et tant pis pour ceux qui s´étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen.

O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j´aime,
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l´alarme,
S´il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.

Mais c´est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l´alarme,
S´il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.



 

Femmes... je vous aime

Femmes...je vous aime (1982)

 Quelquefois
Si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces...

Quelquefois
Si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure...

Femmes... Je vous aime
Femmes... Je vous aime
Je n'en connais pas de faciles
Je n'en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui... difficiles

Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d'épaule
Oh oui... Si drôles
Regard qui frôle...

Quelquefois
Si seules
Parfois elles le veulent
Oui mais... Si seules
Oui mais si seules...

Femmes... Je vous aime
Femmes... Je vous aime
Vous êtes ma mère, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance...

Femmes... Je vous aime
Femmes... Je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent
C'est que je n'ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
O... Femmes...




vendredi 14 décembre 2012

les Elucubrations

les Elucubrations (1966)

 Oh, Yeah !
Ma mère m'a dit, Antoine, fais-toi couper les cheveux,
Je lui ai dit, ma mère, dans vingt ans si tu veux,
Je ne les garde pas pour me faire remarquer,
Ni parce que je trouve ça beau,
Mais parce que ça me plaît.

Oh, Yeah !
L'autre jour, j'écoute la radio en me réveillant,
C'était Yvette Horner qui jouait de l'accordéon,
Ton accordéon me fatigue Yvette,
Si tu jouais plutôt de la clarinette.

Oh, Yeah !
Mon meilleur ami, si vous le connaissiez,
Vous ne pourriez plus vous en séparer,
L'autre jour, il n'était pas très malin,
Il a pris un laxatif au lieu de prendre le train.

Oh, Yeah !
Avec mon petit cousin qui a dix ans,
On regardait "Gros Nounours" à la télévision,
A Nounours il a dit "Bonne nuit mon bonhomme",
Il est parti danser le jerk au Paladium.

Oh, Yeah !
Le juge a dit à Jules, vous avez tué,
Oui j'ai tué ma femme, pourtant je l'aimais,
Le juge a dit à Jules "Vous aurez vingt ans",
Jules a dit : "Quand on aime on a toujours vingt ans".

Oh, Yeah !
Tout devrait changer tout le temps,
Le monde serait bien plus amusant,
On verrait des avions dans les couloirs du métro,
Et Johnny Hallyday en cage à Médrano.

Oh, Yeah !
Si je porte des chemises à fleurs,
C'est que je suis en avance de deux ou trois longueurs,
Ce n'est qu'une question de saison,
Les vôtres n'ont encore que des boutons.

Oh, Yeah !
J'ai reçu une lettre de la Présidence
Me demandant, Antoine, vous avez du bon sens,
Comment faire pour enrichir le pays ?
Mettez la pilule en vente dans les Monoprix.

Oh, Yeeeeaaaahhhh !


 En Mars, je vous remettais en mémoire, la chanson de Johnny Hallyday, "Cheveux longs, idées courtes". Voici "Les Élucubrations", la chanson qui mit le feu aux poudres avec cette simple demande: mettre Johnny en cage à Medrano. Mais il parle également de l’accordéon d' Yvette Horner, de mettre la pillule en vente dans les Monoprix. Antoine est bien en avance de deux ou trois longueurs sur son temps (et pas que pour ses chemises à fleurs). 
Le groupe qui accompagne Antoine sur cette chanson est  "Les Problèmes" qui deviendront quelques années plus tard... "Les Charlots". 



 

Dès que le vent soufflera

Dès que le vent soufflera (1983)

C´est pas l´homme qui prend la mer
C´est la mer qui prend l´homme, Tatatin
Moi la mer elle m´a pris
Je m´ souviens un Mardi
J´ai troqué mes santiags
Et mon cuir un peu zone
Contre une paire de docksides
Et un vieux ciré jaune
J´ai déserté les crasses
Qui m´ disaient "Sois prudent"
La mer c´est dégueulasse
Les poissons baisent dedans


{Refrain:}
Dès que le vent soufflera
Je repartira
Dès que les vents tourneront
Nous nous en allerons


C´est pas l´homme qui prend la mer
C´est la mer qui prend l´homme
Moi la mer elle m´a pris
Au dépourvu tans pis
J´ai eu si mal au cœur
Sur la mer en furie
Qu´ j´ai vomi mon quatre heures
Et mon minuit aussi
J´ me suis cogné partout
J´ai dormi dans des draps mouillés
Ça m´a coûté ses sous
C´est d´ la plaisance, c´est le pied

{Refrain}

Ho ho ho ho ho hissez haut ho ho ho

C´est pas l´homme qui prend la mer
C´est la mer qui prend l´homme
Mais elle prend pas la femme
Qui préfère la campagne
La mienne m´attend au port
Au bout de la jetée
L´horizon est bien mort
Dans ses yeux délavés
Assise sur une bitte
D´amarrage, elle pleure
Son homme qui la quitte
La mer c´est son malheur

{Refrain}

C´est pas l´homme qui prend la mer
C´est la mer qui prends l´homme
Moi la mer elle m´a pris
Comme on prend un taxi
Je ferai le tour du monde
Pour voir à chaque étape
Si tous les gars du monde
Veulent bien m´ lâcher la grappe
J´irais aux quatre vents
Foutre un peu le boxon
Jamais les océans
N´oublieront mon prénom

{Refrain}

Ho ho ho ho ho hissez haut ho ho ho

C´est pas l´homme qui prend la mer
C´est la mer qui prends l´homme
Moi la mer elle m´a pris
Et mon bateau aussi
Il est fier mon navire
Il est est beau mon bateau
C´est un fameux trois mats
Fin comme un oiseau {Hissez haut}
Tabarly, Pageot
Kersauson ou Riguidel
Naviguent pas sur des cageots
Ni sur des poubelles

{Refrain}

C´est pas l´homme qui prend la mer
C´est la mer qui prends l´homme
Moi la mer elle m´a pris
Je m´ souviens un Vendredi
Ne pleure plus ma mère
Ton fils est matelot
Ne pleure plus mon père
Je vis au fil de l´eau
Regardez votre enfant
Il est parti marin
Je sais c´est pas marrant
Mais c´était mon destin


{Refrain 3x}

Dès que le vent soufflera
Nous repartira
Dès que les vents tourneront
Je me n´en allerons



jeudi 13 décembre 2012

C'est extra

C'est extra (1969)

Une robe de cuir comme un fuseau
Qu´aurait du chien sans l´faire exprès
Et dedans comme un matelot
Une fille qui tangue un air anglais
C´est extra
Un Moody Blues qui chante la nuit
Comme un satin de blanc marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouiller

C´est extra c´est extra
C´est extra c´est extra

Des cheveux qui tombent comme le soir
Et d´la musique en bas des reins
Ce jazz qui d´jazze dans le noir
Et ce mal qui nous fait du bien
C´est extra
Ces mains qui jouent de l´arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brille

C´est extra c´est extra
C´est extra c´est extra

Ces bas qui tiennent hauts perchés
Comme les cordes d´un violon
Et cette chair que vient troubler
L´archet qui coule ma chanson
C´est extra
Et sous le voile à peine clos
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu´on n´attend plus

C´est extra c´est extra
C´est extra c´est extra

Une robe de cuir comme un oubli
Qu´aurait du chien sans l´faire exprès
Et dedans comme un matin gris
Une fille qui tangue et qui se tait
C´est extra
Les Moody Blues qui s´en balancent
Cet ampli qui n´veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourir

C´est extra
C´est extra
C´est extra
C´est extra



En 1969, Léo Ferré fat une entrée remarquée dans le monde de la pop, puisque pour l'enregistrement de "C'est extra", il est accompagnée par le groupe Zoo et mentionne la formation anglaise des Moody Blues. Devenue depuis lors l'une des chansons les plus populaires de cet anarchiste de coeur.

 

Belle

Belle (1997)

Quasimodo:

Belle
C´est un mot qu´on dirait inventé pour elle
Quand elle danse et qu´elle met son corps à jour, tel
Un oiseau qui étend ses ailes pour s´envoler
Alors je sens l´enfer s´ouvrir sous mes pieds

J´ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
A quoi me sert encore de prier Notre-Dame?
Quel
Est celui qui lui jettera la première pierre?
Celui-là ne mérite pas d´être sur Terre

Ô Lucifer!
Oh! Laisse-moi rien qu´une fois
Glisser mes doigts dans les cheveux d´Esmeralda

Frollo:

Belle
Est-ce le diable qui s´est incarné en elle
Pour détourner mes yeux du Dieu éternel?
Qui a mis dans mon être ce désir charnel
Pour m´empêcher de regarder vers le Ciel?

Elle porte en elle le péché originel
La désirer fait-il de moi un criminel?
Celle
Qu´on prenait pour une fille de joie, une fille de rien
Semble soudain porter la croix du genre humain

Ô Notre-Dame!
Oh! Laisse-moi rien qu´une fois
Pousser la porte du jardin d´Esmeralda

Phoebus:

Belle
Malgré ses grands yeux noirs qui vous ensorcèlent
La demoiselle serait-elle encore pucelle?
Quand ses mouvements me font voir monts et merveilles
Sous son jupon aux couleurs de l´arc-en-ciel

Ma dulcinée laissez-moi vous être infidèle
Avant de vous avoir mené jusqu´à l´autel
Quel
Est l´homme qui détournerait son regard d´elle
Sous peine d´être changé en statue de sel?

Ô Fleur-de-Lys
Je ne suis pas homme de foi
J´irai cueillir la fleur d´amour d´Esmeralda

Les trois:

J´ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
À quoi me sert encore de prier Notre-Dame?
Quel
Est celui qui lui jettera la première pierre?
Celui-là ne mérite pas d´être sur terre

Ô Lucifer!
Oh! Laisse-moi rien qu´une fois
Glisser mes doigts dans les cheveux d´Esmeralda
Esmeralda


"Belle" est la chanson phare de la comédie musicale "Notre Dame de Paris" écrite par Luc Plamondon et composée par Richard Cocciante. Au départ, ce titre ne devait être interprété que par Garou (Quasimodo). Luc Plamondon changea d'avis et préféra en faire un trio, pour montrer les trois visages des amoureux d'Esmeralda. Le succès fut immédiat et l'album se vendit à 200 000 exemplaires, bien avant que le spectacle soit  joué en septembre 1998. 

  

mercredi 12 décembre 2012

les Amoureux des bancs publics

les Amoureux des bancs publics (1953)

Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand la saint' famill' machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêch' que tout' la famille
Le pèr', la mèr', la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduir' comme eux

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques


Chanson interprétée par Patachou avant qu'elle ne soit enregistrée par Brassens lui même en 1953, "Les amoureux des bancs publics" fait suite au "Gorille". Également connue sous le titre simplifié de "Bancs publics", elle a permis au compositeur de conquérir les habitués des Trois Baudets, en même temps qu'un jeune compositeur: Georges Moustaki. 



  

Y'a qu'un ch'veu

Y'a qu'un ch'veu (1968)

Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Il n'y a qu'une dent, il n'y a qu'une dent
Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Y a qu'une dent dans la mâchoire à Jean

Y a que deux, y a que deux testaments
Y'en a pas trois, y'en a pas vingt
Y a que deux, y a que deux testaments
Y'en aura un de plus quand j'aurais fait le mien

Il y a trois, mais la guerre de Troyes
Mais la guerre de Troyes je crois n'aura pas lieu
Il y a trois, mais la guerre de Troyes
Je crois n'aura pas lieu vu que nous sommes que deux

Il y a cinq Saint Michel et Saint Jean
Les cinq doigts de la main et puis "çassinati"
Il y a cinq Saint Michel et Saint Jean
Ainsi soit-il... il... il... Y...

Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Il n'y a qu'une dent, il n'y a qu'une dent
Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Y a qu'une dent dans la mâchoire à Jean

Il y a si naturel et bémol
Y a Sibérie, y a si poltron
Il y a si naturel et bémol
Mais avec six oursins il n'y a qu'un citron

Il y a sept, sept ans c'était le temps
C'était un autre temps, c'était du temps perdu
Il y a sept, sept ans c'était le temps
C'était le temps, sais-tu, dont je ne me souviens plus

Il y a neuf, neuf faut pas trop pousser
Il y a neuf à la coque, il y a neuf en g'lée
Il y a neuf, neuf faut pas trop pousser
Tu vas tomber... er... er...

Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Il n'y a qu'une dent, il n'y a qu'une dent
Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Y a qu'une dent dans la mâchoire à Jean

Il y a-t-il, qu'est-ce que t'as sur le cœur
Dis-moi comment tu viens, dis-moi comment tu vas
Il y a-t-il, qu'est-ce que t'as sur le cœur
Qu'est-ce que t'as sur le cœur on en discutera

Il y a onze, on se fait du mouron
On ne sait pas trop comment tout cela finira
Il y a onze, on se fait du mouron
On ne sait pas trop comment mais on s'en sortira

Il y a douze garçons dans ton cœur
Douze amoureux qui sont très très heureux
Il y a douze garçons dans ton cœur
Très amoureux... eux... eux...

Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Il n'y a qu'une dent, il n'y a qu'une dent
Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Y a qu'une dent dans la mâchoire à Jean

Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Il n'y a qu'une dent, il n'y a qu'une dent
Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Y a qu'une dent dans la mâchoire à Jean

Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Il n'y a qu'une dent, il n'y a qu'une dent
Y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu
Y a qu'une dent dans la mâchoire à Jean



En 1968, Polnareff était reconnu comme l'un des compositeurs les plus doués de sa génération. Il montrait également son éclectisme musical avec deux chansons très différentes: "Le bal des Laze" (digne des productions de Procol Harum ou des Moddy Blues de l'époque) et la comptine "Y'a qu'un ch'veu". Cette dernière rencontra un succès phénoménal et a même été reçue comme hymne par tous les Scouts de France. 



  

mardi 11 décembre 2012

la Vie ne vaut rien

la Vie ne vaut rien (2001)

Il a tourné sa vie dans tous les sens
Pour savoir si ça avait un sens l'existence
Il a demandé leur avis à des tas de gens ravis
Ravis, ravis, de donner leur avis sur la vie
Il a traversé les vapeurs des derviches tourneurs
Des haschich fumeurs et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie,

Il a vu l'espace qui passe
Entre la jet set les fastes, les palaces
Et puis les techniciens de surface,
D'autres espèrent dans les clochers, les monastères
Voir le vieux sergent pépère mais ce n'est que Richard Gere,
Il est entré comme un insecte sur site d'Internet
Voir les gens des sectes et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie

Il a vu manque d'amour, manque d'argent
Comme la vie c'est détergeant
Et comme ça nettoie les gens,
Il a joué jeux interdit pour des amis endormis,
Et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie.



 

Utile

Utile (1992)

"A quoi sert une chanson
Si elle est désarmée ?",
Me disaient des chiliens,
Bras ouverts, poings serrés.

Comme une langue ancienne
Qu'on voudrait massacrer,
Je veux être utile
À vivre et à rêver.

Comme la lune fidèle
A n'importe quel quartier,
Je veux être utile
À ceux qui m'ont aimé,

À ceux qui m'aimeront
Et à ceux qui m'aimaient.
Je veux être utile
À vivre et à chanter.

Dans n'importe quel quartier
D'une lune perdue,
Même si les maitres parlent
Et qu'on ne m'entend plus,

Même si c'est moi qui chante
À n'importe quel coin de rue,
Je veux être utile
À vivre et à rêver.

À quoi sert une chanson
Si elle est désarmée ?


Après une rupture d'une dizaine d'années, Julien Clerc retrouvait son parolier fétiche, Etienne Roda Gil pour l'album "Utile", dont le titre éponyme allait devenir l'une des plus belles chansons du duo Roda Gil/Clerc. 

 

lundi 10 décembre 2012

le Temps des cerises

le Temps des cerises (1867)

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !


Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles...
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !


Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
  Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour !


J'aimerai toujours le temps des cerises,

C'est de ce temps-là que je garde au cœoeur
Une plaie ouverte !

Et dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur...

J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœoeur !  


Jean-Baptiste Clément dédia "Le Temps des cerises" à une ambulancière prénommée Louise, qui pendant la Commune, avait ravitaillé les fédérés. Plusieurs décennies plus tard, Mouloudji, ou Yves Montand, artistes engagés, inscrivirent cette romance à leur répertoire. 



 

Sang pour sang

Sang pour sang (1999)

J'ai pas toujours trouvé les mots
Pour bercer tes rêves d'enfant
Ensemble on est devenu grands...
De bon point en double zéro
Paralysés par tant d'amour
On s'apprivoise au jour le jour...

Je n'ai jamais su
Trouver les gestes
Qui pouvaient soigner
Tes blessures
Guider tes pas vers le futur
A tous les signaux de détresse
Dis, comment j'aurais pu faire face
Pris entre le feu et la glace

Au-delà de nos différences
Des coups de gueule,
Des coups de sang
A force d'échanger nos silences
Maintenant qu'on est face à face
On se ressemble sang pour sang

Comme si les battements
De nos cœurs
  Étaientsur la même longueur
D'onde
Les lignes de nos mains
Se confondent
Tu me renvoies
Comme un miroir

Mes doutes et mes éclats de rire
La promesse d'un autre avenir
Peu importe si la vie menace
Ce qui reste en nous d'innocent
Puisqu'on se comprend à présent
Peu à peu la douleur s'efface
On n'en garde plus qu'une trace
Comme une offense
Au temps qui passe

Au delà de nos différences
Des coups de gueule,
Des coups de sang
A force d'échanger nos silences
Maintenant qu'on est face à face
On se ressemble sang pour sang

Au delà de nos différences
A force d'échanger nos silences
Maintenant qu'on est face à face
On se ressemble sang pour sang

Tous les deux sang pour sang
Tous les deux sang pour sang
Tous les deux sang pour sang
Tous les deux


 
Paru en 1999, "Sang pour sang" est l'un des albums les plus émouvants de Johnny Hallyday, car, David, son fils, en a composé les treize chansons. Le texte d'Eric Chemouny, qui décrit les relations entre un père et un fils est très touchant. 

 
 

lundi 3 décembre 2012

Redeviens Virginie

Redeviens Virginie (1973)

 Ce bateau qui part aujourd'hui
Pour les anciennes colonies
Doit faire une escale au pays
Où naquirent Paul et Virginie
J'aimerais partir à son bord
Avec toi changer de décor
Voir si la mer se fâche encore
Retrouver ses rivages d'or
Reprendre les anciens chemins
Qui montent vers les tamarins
Revivre ce roman d'amour
Quand Paul attendait son retour.

[Refrain] :
Pour un jour, une nuit
Redeviens Virginie
Laisse-là ta vie
Pour vivre l'amour le plus sage
Pour un jour, pour la vie
Redeviens Virginie
Partons tous les deux
Pour vivre l'amour le plus merveilleux

On connaît la fin du roman
Tout l'amour de ces deux enfants
Qui avaient grandi tous les deux
Loin des villes et des ambitieux
Alors que toi j'ai tant aimée
A force de se déchirer
Ne crois-tu pas qu'il serait temps
De se retrouver comme avant
J'espère que tu vas revenir
Qu'un jour prochain on va partir
Tout là-bas vers ce paradis
Où s'aimèrent Paul et Virginie

[Refrain] x2


En 1973, Jean-Jacques Debout écrit "Redeviens Virginie" qui est un clin d'oeil au roman de Bernardin de Saint-Pierre, "Paul et Virginie" . 19 ans plus tard, il adapte ce roman en comédie musicale. 



 

dimanche 2 décembre 2012

Quand la guerre sera finie

Quand la guerre sera finie (1975)

 Ça va faire trente ans que mon lieutenant
M'a dit " tenez bon, soldat, nous vaincrons "
Et depuis trente ans tout seul sur mon île
Je tiens tête à l'ennemi qui m'oublie
Trente ans à briquer, à bien m'appliquer
Sur cette arme qui n'a jamais servi
Trente ans à manger du thon en conserve
Sans avoir mauvais esprit, on s'ennuie
Moi qui sais par coeur Paname
De Montmartre à Notre-Dame
J'ai parfois du vague à l'âme
A la tombée de la nuit
J'arriverai en première classe
La petite gare Montparnasse
Sera là fidèle en place
Quand la guerre sera finie

A peine arrivé, j'irai respirer
Le parfum des halles où j'ai mon travail
J'irai défiler tout seul à l'Etoile
Moi le soldat inconnu, revenu
Moi qui sais par coeur Paname
De Montmartre à Notre-Dame
J'ai parfois du vague à l'âme
Sous la tente où je vieillis
Je courrai vers mon quinzième
Retrouver près de la Seine
Mon petit "Hôtel Moderne"
Quand la guerre sera finie

Ça va faire trente ans que mon lieutenant
M'a dit " tenez bon, soldat, nous vaincrons "
Je sais bien que c'est parfois bon d'attendre
Mais je n'ai rien d'autre à faire, drôle de guerre
Moi qui n'ai pas vu de femme
Depuis que j'ai pris les armes
J'ai parfois du vague à l'âme
Quand je pense à Nathalie
C'est peu dire qu'elle est belle
Sur la photo que j'ai d'elle
Je suis sûr qu'elle est fidèle
Mais la guerre n'est pas finie...




samedi 1 décembre 2012

la Panne d'essence

la Panne d'essence (1961)

Oh, ne te mets pas en colère
Il n'y a vraiment rien à faire
La voiture est en panne d'essence
Nous n'avons vraiment pas de chance
Pourquoi t'affoler
Je rentre à la maison
Ça fait bien loin à pied
Je connais les garçons
L'endroit est désert
Je te vois bien venir
Il a tout pour plaire
Il faut repartir
Mais je n'ai plus d'essence
Ça je n'en crois rien
Nous sommes à l'avance
Ça t'arrange bien
Il faut rester là
Ma maman m'attend
Surtout ne t'en vas pas
Tu es un chenapan

Oh, Oh ! surtout n'ouvre pas la porte

Dehors la pluie est si forte
Entends-tu le tonnerre gronder ?
Viens dans mes bras pour te réchauffer
Dans mes bras il fait bon
Tu vois je le savais
A pied c'est trop long
Tu me fais bien marcher
Tu devrais me croire
Moi je sais que tu mens
J'n'ai rien dans l'réservoir
Mais je t'aime tant
Je voulais t'embrasser
Pas plus d'un fois
Pour te réchauffer
Prends moi dans tes bras
Ah comme on est bien
Dehors il pleut
Pour l'essence on est loin
Ah oui c'est tant mieux
La li ha li ha li ho

Oh dans le fond nous avons de la chance

D'être tombés en panne d'essence
Après tout ici on est très bien
Je ne regrette vraiment rien
Pour toi je perds l'esprit
Attendons un peu
Enfin tu m'as compris
Le ciel est bleu
Tu ne m'en veux pas
Je t'aime trop
Alors restons comme ça
Ah ! comme il fait beau
Oh ! chérie je te demande pardon
Dans la malle il y a un bidon
C'est seulement maintenant que j'y pense
Il est plein d'essence

La li ha li ha li ho


La jeune fille qui accompagne le chanteur Frankie Jordan sur cette chanson n'est autre que Sylvie Vartan. C'est grâce à son frère Eddie, ami avec Frankie Jordan, qui proposa que sa soeur chante ce duo avec Frankie que cette dernière s'est retrouvé plongée dans cette aventure. Ces premiers pas dans la chanson vont être déterminant pour lancer sa carrière de chanteuse. 

  

vendredi 30 novembre 2012

Oh!Hé!Hein!Bon!

Oh! Hé! Hein! Bon! (1966)
 
 1 - Oh! Hé! Hein! Bon!
Qu´est-c´que j´ai fait de mes clés,
Mes lunettes et mes papiers,
Mon veston, mon lorgnon,
Mon étui d´accordéon,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

2 - Où est-ce que j´ai mis mes outils,
Ma pipe et mon parapluie,
Ma bell´ sœur, mon tambour,
Et ma tante de Saint Flour,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi.
Oh! Hé! Hein! Bon!

3 - Où est mon bâton, mon bouton,
Mon tonton, mon saucisson
Mon cousin Célestin
Qui était académicien
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

4 -Où sont mes goutt´s, mes pastill´s
Mon sirop, ma camomill´,
Ma potion, mon cachet,
Mes piqûr´s et mon bonnet
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

5 - Qu´est-ce que j´ai fait des parol´s
De cett´ satanée chanson,
Je les oubliés
Ell´s doivent être à la maison,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

La la la la la la la
La la la la la la la
La la la la la la
La la la la la la la
La la la la la la la la la la
La la la la la la la!
BOFF.
 
 
 
Si Nino Ferrer a été un passionné de musique noire américaine puisqu'il avait commencé sa carrière comme bassiste dans des formations de jazz et de ryhtm'n' blues, il a su aussi manier l'humour et la dérision. La preuve avec "Oh!Hé! Hein! Bon!", titre entraînant et foncièrement original. 
 
 


jeudi 29 novembre 2012

Né en 17 à Leidenstadt

Né en 17 à Leidenstadt (1991)

 [Refrain] :
Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

[Refrain]

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?
Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp




Premier titre de l'album "Rouge, "Né en 17 à Leidenstadt" est l'une des chansons les plus poignantes de Jean Jacques  Goldman qui pose tout de même une question cruciale: qu'aurions nous fait durant certains conflits ou évènements de l'histoire?