samedi 30 juin 2012

les Mots bleus

les Mots bleus (1974)

Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre

Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu'elle comprenne
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d'amour sans paroles
N'a plus besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
les mots qu'on dit avec les yeux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus
"Les Mots Bleus" permettent à Christophe de renouer avec le public. Après le succès d'"Aline" en 1965 et les tournées qui ont suivi, Christophe décidait de tout arrêter à la fin des années 60. C'est avec  Jean-Michel Jarre, qui a écrit les paroles de cette chanson et non la musique (il connaitra un grand succès comme compositeur avec des titres comme "Oxygène" ou "4e rendez-vous" deux, trois ans plus tard) que Christophe redécouvre le plaisir de chanter et d'être compris par ses fans.

 

vendredi 29 juin 2012

Couleur café

Couleur café (1964)

 J'aime ta couleur café
Tes cheveux café
Ta gorge café
J'aime quand pourmoi tu danses
Alors j'entends murmurer
Tous tes bracelets
Jolis bracelets
A tes pieds ils se balancent

Couleur café
Que j'aime ta couleur café

C'est quand même fou l'effet
L'effet que ça fait
De te voir rouler
Ainsi des yeux et des hanches
Si tu fais comme le café
Rien qu'à m'énerver
Rien qu'à m'exciter
Ce soir la nuit sera blanche

Couleur café
Que j'aime ta couleur café

L'amour sans philosopher
C'est comme le café
Très vite passé
Mais que veux-tu que j'y fasse
On en a marre de café
Et c'est terminé
Pour tout oublier
On attend que ça se tasse

Couleur café
Que j'aime ta couleur café



L'amuseur de mots qu'est Gainsbourg use dans cette chanson d'un procédé classique en littérature: la métaphore. Pour faire image et exprimer le désir exacerbé, il choisit un élément concret, le café qui "énerve", "excite", procure des "nuits blanches" mais conclut, en dandy désabusé, qu'il est "très vite passé" et puis qu'"on en a marre" et que "ça se tasse". Le calembour comme politesse du désespoir? 

 

jeudi 28 juin 2012

Tant qu'on rêve encore

Tant qu'on rêve encore (2005)

 Il était une fois
C'est comme ça qu'une histoire commence.
On a tous en mémoire
Un reste au fond de soi, d'enfance.
On part pour la vie
Sans la choisir vraiment

[Refrain] :
Tant qu'on rêve encore
Que nos yeux s'étonnent encore
Rien n'est perdu.
Tant qu'on rêve encore
Que jamais personne s'endorme
Et ne rêve plus.
Jamais plus

On va de l'avant
Dans la cours des plus grands,
Faire face.
Sans défier les géants
Trouver au premier rang, une place.
On remplit sa vie
parce qu'on oublie qu'elle passe

[Refrain]

Il était une fois
Tout commence comme ça.
On prend son histoire
La vie comme elle va
Avec ses erreurs
Ses manques et ses lois
Pour croire le bonheur
Souvent loin de soit
Alors qu'il bat
Qu'il est toujours là, en soi.

[Refrain] x2

Jamais plus




mercredi 27 juin 2012

Nous dormirons ensemble

Nous dormirons ensemble (1963)

 Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin, minuit, midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble

C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon coeur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble



La rencontre entre Jean Ferrat et Louis Aragon va donner à la chanson française ses plus beaux textes comme le prouve ce "Nous dormirons ensemble".


mardi 26 juin 2012

Il suffirait de presque rien

Il suffirait de presque rien (1969)

 Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t´aime"
Que je te prenne par la main
Pour t´emmener à Saint-Germain
T´offrir un autre café-crème

Mais pourquoi faire du cinéma
Fillette allons regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
A quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi même ferais semblant d´y croire

Vraiment de quoi aurions-nous l´air
J´entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

Il suffirait de presque rien
Pourtant personne tu le sais bien
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j´avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses

Allons bon voilà ton sourire
Qui tourne à l´eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d´un clown en train
De faire son dernier tour de piste

Vraiment de quoi aurais-tu l´air
J´entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

C´est un autre que moi demain
Qui t´emmènera à St-Germain
Prendre le premier café crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t´aime"



Il suffirait de presque rien Serge Reggiani par rozenfelds

Tout en poursuivant sa carrière au cinéma, Serge Reggiani relève, au milieu des années 60, un audacieux défi: se lancer dans la chanson à plus de quarante ans. Avec "Il suffirait de presque rien", qui sera l'un de ses plus grands succès, il prouve qu'il n'a pas seulement  un "physique" mais également une voix. 

 

lundi 25 juin 2012

Col de la Croix Morand

Col de la Croix Morand (1992)

 "Comme un lichen aigri
sur le flanc d'un rocher
comme un loup sous la voie lactée
je sens monter en moi
un sentiment profond
d'abandon

Par mon âme et mon sang
Col de la Croix Morand
Je te garderai

Quand à bride abattue
les giboulées se ruent
je cherche ton nom
j'en meurs mais je sais
que tous les éperviers
sur mon âme veilleront

Par mon âme et mon sang
Col de la Croix Morand
je te garderai

Pour ce monde oublié
ce royaume enneigé
j'éprouve un sentiment profond
un sentiment si lourd
qu'il m'enterre mon amour
et je te garderai

Quand montent des vallées
les animaux brisés
par le désir transhumant
je te prie de sauver
mon âme de berger
je suis innocent 

dimanche 24 juin 2012

le Trompette en bois

le Trompette en bois (1924)

 Il y avait une fois, quoi, quoi, quoi?
Un´ poupée en velours
Qui dev´nait folle d´amour
Pour une p´tit soldat d´ bois,
Qui ma foi
Refaisait avec chic
Le mêm´ geste automatique
Il tenait une trompette
Mais il ne jouait jamais rien;
Et constamment la pauvrette
Murmurait le croyant musicien :

(Refrain 1:)
 Oh! dis, chéri, Oh! joue moi-z-en
D´la trompette,
D´la trompette
Comme ce doit être amusant
Joue moi-z-en, Oh! dis joue moi-z-en
Il s´excusait en lui disant
D´un air bête,
Je l´ regrette
Mais j´n´en joue pas j´ vais t´ dir´ pourquoi
Je suis un trompette en bois.

Elle essayait parfois
Quoi, quoi, quoi?
De l´ charmer, de l´ griser
Avec un gentil baiser...
Elle espérait je crois
Quoi, quoi, quoi?
Qu´enflammé de désir
Il voudrait lui fair´ plaisir,
Mais comme un p´tit égoïste
Il se laissait dorloter...
Et après, mon Dieu, qu´ c´est triste
Le trompette aussitôt s´endormait.

Tout là bas j´aperçois
Quoi, quoi, quoi?
Un´ bell´ dam´ qui dans l´ fond
Ne rit pas de ma chanson!
Poupée elle a comm´ toi
Quoi, quoi, quoi?
Un mari musicien,
Dont la trompett´ ne fait rien.
De temps en temps il s´apprête
A faire taratata
Mais aussitôt il s´arrête
Car hélas il ne fait rien qu´ raplapla

(Refrain 2:)
 Oh! dis, chéri, Oh! Joue moi-z-en
D´la trompette,
D´la trompette
Tu n´ m´en joues plus depuis dix ans
Joue moi-z-en, Oh! dis joue moi-z-en
Il balbutie en s´excusant,
D´un air bête :
Je l´ regrette!
Et final´ment, il reste coi,
Encore un trompette en bois.



Créée en  1924 par Georges Milton, ce "Trompette en bois" est maintenant bien connue des auditeurs de l'émission de radio de Laurent Ruquier, "On va s'gêner" . En effet, Pierre Bénichou, journaliste et chroniqueur chez Ruquier,  s'est mit à chantonner le refrain lors d'une émission. Cela fit bien rire les autres membres de la bande. Merci Monsieur Bénichou de nous faire redécouvrir ces vieux titres oubliés qui font pourtant parti du patrimoine musical français. 

 

samedi 23 juin 2012

Quand j'ai peur de tout

Quand j'ai peur de tout (1997)

 Des enfants qui s'élancent
Une même apparence
Des éclats de soleil
Des rayons d'innocence
Avant la prudence
Avant la malchance
Des enfants pareils

Y a-t-il un sort, un signe
Est-ce un doigt qui désigne
Celle ou celui qui va
Renoncer pas à pas
Comment, qui sont-ils
Ces gens trop fragiles
Qui ne savent pas

Vivre quand tout lâche, quand tout casse, quand tout clash
Quand tous les blues ont sali ta raison, ta maison, tes saisons
Quand tout est sombre, plus rien n'est doux
J'ai peur de tout

Si ma vie je l'invente
Légère et insouciante
Je les croise au hasard
Dans les rues dans les bars
Fatigues, dociles
Ailleurs immobiles
Je ressens tout ça, tout ce froid

Cette intime fracture
Cette lézarde au mur
Je la sais, elle est là
Toujours au fond de moi
Et parfois je coule
Comme une pierre qui roule
Qui roule si bas

Si bas... quand tout lâche, quand tout casse, quand tout clash
Quand tous les blues ont sali ta raison, ta maison, tes saisons
Quand tout est sombre, plus rien n'est doux
Quand j'ai peur de tout

Si j'avais pu m'enfermer dans tes bras
M'enfermer, me protéger
Mais où es-tu dans ces moments la
Qui pourrait m'apaiser ? Oh...

Vivre quand tout lâche, quand tout casse, quand tout clash
Quand tous les blues ont sali ta raison, ta maison, tes saisons
Quand tout est sombre, plus rien n'est doux
J'ai peur de tout
J'ai peur de tout, si peur de tout, si peur de...
Tous les blues ont sali ta raison, ta maison, tes saisons
Quand tout est sombre, plus rien n'est doux
Et parfois quand je coule, comme une pierre qui roule
J'ai peur de tout
J'ai peur de tout
J'ai peur de tout 



Patricia Kaas et Jean-Jacques Goldman se rencontrent aux Restos du Coeur en 1992. Jean-Jacques Goldman remplace Johnny Hallyday qui devait faire un duo avec Patricia. Cette dernière va lui demander de lui écrire un texte. Ce sera, "Il me dit que je suis belle". En 1997, Patricia Kaas adapte "Too Lost in You": elle a déjà un texte en français mais elle n'est pas satisfaite du résultat. Le défi de Jean-Jacques Goldman va être de faire sonner son texte sur la musique. Pari tenu et gagné. 



 

vendredi 22 juin 2012

les Miroirs dans la boue

les Miroirs dans la boue (1987)

 Dans l'orage d'une forêt sans âge
Aux abords du Poitou
A l'automne où je vivais chez vous
J'ai vu le visage d'une enfant sauvage
Qui portait un bijou
Les yeux verts noyés de cheveux roux
A l'automne où je vivais chez vous

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent construire les fous
Je t'ai cherchée partout

Elle avait l'âge des vagabondages
Pieds nus sur les cailloux
Dans les rivières où viennent boire les loups
A mon passage elle a pris mon bagage
Elle m'a suivi partout
Jusqu'à l'étage où j'avais mon verrou
Les yeux verts noyés de cheveux roux

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent construire les fous
Je t'ai cherchée partout

Au lendemain de l'orage
Il restait un message
Vous me plaisiez beaucoup
Mais je n'pense pas avoir besoin de vous
Les yeux verts noyés de cheveux roux

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent construire les fous
Je t'ai cherchée partout 



L'univers musical de William Sheller allie de façon harmonieuse pop, musique classique et jazz. "Univers", d'ailleurs, est le titre d'un de ses meilleurs albums. Parus en 1987, celui ci comprend "Les Miroirs dans la boue" où le mélodiste montre qu'il est aussi un auteur inspiré. 


jeudi 21 juin 2012

J'ai un problème

J'ai un problème (1973)

 [S]: Dis-moi pourquoi tu es mon seul problème
[J]: Dis-moi pourquoi tu es mon seul souci
[J]: On récolte la vie que l´on sème
[S]: Mais quand vient l´amour, on est un peu surpris

[S]: A cause de toi je ne suis plus la même
[J]: Moi par ta faute j´ai changé aussi
[J]: Je ne sais pas où cela nous entraîne
[S]: C´est la chance ou bien c´est de la folie

[Ensemble]:
Si tu n´es pas vraiment l´amour tu y ressembles
Quand je m´éloigne toi tu te rapproches un peu
Si ça n´est pas vraiment l´amour de vivre ensemble
Ça y ressemble tant que c´est peut-être mieux

[S]: J´ai un problème je sens bien que je t´aime
[J]: Oh, j´ai un problème c´est que je t´aime aussi
[J]: Ces mots-là restent toujours les mêmes
[S]: C´est nous qui changeons le jour où on les dit

[S]: J´ai un problème, j´ai bien peur que je t´aime
[J]: J´ai un problème, j´en ai bien peur aussi
[J]: En perdant on y gagne quand même
[S]: Et puis après tout, on n´a pas choisi

[Ensemble]:
Si tu n´es pas vraiment l´amour tu y ressembles
Quand je m´éloigne toi tu te rapproches un peu
Si ça n´est pas vraiment l´amour de vivre ensemble
Ça y ressemble tant que c´est peut-être mieux
{x3}

mercredi 20 juin 2012

Elle est épatante

Elle est épatante (1934)

 Je me souviens encore de son fin profil
Lorsqu'un soir au bal nous fîmes connaissance
Elle était charmante et mince comme un fil
De grands yeux rêveurs et pleins d'innocence
Tout en sa personne était délicat
Elle voulut bien m'accorder une danse
Et je me disais pendant la polka
Tandis que nous sautions tous deux en cadence :

Elle est épatante cette petite femme-là
C'est phénoménal la grâce qu'elle a
Elle est aussi souple qu'un roseau
Légère comme un oiseau
Quoiqu'un peu timide et manquant d'appâts
Elle est très gentille et ne me déplaît pas
Parmi toutes celles qui sont là
Y en a pas deux comme ça

On s'est retrouvés au hasard des jours
Chez d'autres amis qui nous invitèrent
Et je lui faisais discrètement la cour
On sympathisait comme caractères
Et puis l'existence nous a séparés
Mais j'ai conservé le souvenir idyllique
De son corps menu, joliment cambré
Et de sa voix douce au timbre angélique.

Elle est épatante cette petite femme-là
Me dis-je en songeant qu'elle m'ensorcela
Qu'est-elle devenue je n'en sais rien
Mais moi je me souviens
Malgré le temps passé je revois devant mes yeux
Son air enfantin, ses gestes gracieux
Et mon cœur bien vite la reconnaîtra
Y en a pas deux comme ça.



Crée au théâtre des Bouffes Parisiens, "Elle est épatante" faisait partie de l'opérette "Au bonheur, mesdames" dans laquelle chantaient deux figures de légende, Michel Simon et Arletty. Cette dernière y interprétait "Chine chine chine", tandis que Michel Simon entonnait "Elle est épatante", adaptation d'un titre de 1898, "Cette petite femme là". 

 

mardi 19 juin 2012

Ce serait dommage

Ce serait dommage (1958)

 Dépêche toi, dépêche toi...

Ce serait dommage oui bien dommage
De rester enfermé quand le printemps montre son nez
Ce serait dommage d'être aussi sage
Quand le vent parfumé chante partout la joie d'aimer

Voilà longtemps qu'un grand poète a dit
Cueille à présent les roses de la vie
Si tu attends tant pis pour toi, un jour tu le regretteras

Ce serait dommage oui bien dommage
De laisser tout passer sans essayer d'en profiter
Et si ton cœur soudain s'emplit de joie
Où que te pleurs troublent tes yeux, parfois
Surtout, surtout ne t'en plains pas
C'est l'amour qui s'éveille en toi

Ce serait dommage oui bien dommage
De ne pas profiter du peu de temps qui t'est donné
Sort de ta cage... Et vient aimer.




lundi 18 juin 2012

Octobre

Octobre (1994)
 
 Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement,
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes

Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'Octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux

Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne

Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
 
 
 
 

dimanche 17 juin 2012

le Plus fort, c'est mon père

le Plus fort, c'est mon père (1994)

Comment t'as fait maman,
Pour savoir que papa
Beau temps et mauvais temps
Il ne partirait pas
Est-ce que t'en étais sûre
Ou si tu savais pas
Est-ce que les déchirures ça se prévoit.

Comment t'as fait maman
Pour trouver le bon gars
Tu l'as connu comment,
Tu l'as aimé pourquoi
Est-ce qu'il y en avait juste un
Dans tout le présent siècle
Et y s'trouve que c'est toi qui dort avec

(Refrain:)
 Comment t'as pu trouver,
Un homme qui n'a pas peur
Qui promet sans trembler
Qui aime de tout son cœur
J'le disais y a longtemps
Mais pas d'la même manière
T'as d'la chance maman
Le plus fort c'est mon père

Comment ça s'fait maman
Que dans ma vie à moi
Avec autant d'amants
Avec autant de choix
Je n'ai pas encore trouvé
Un homme comme lui,
Capable d'être ami, père et mari

Comment t'as fait maman
Pour lui ouvrir ton cœur
Sans qu'il parte en courant
Avec c'que t'as de meilleur
Est-ce qu'il y a des mots magiques
Que t'as dits sans t'rendre compte
Explique-moi donc c'qu'y faudrait que j'raconte.

(Refrain)

Quand j'ai l'air d'les aimer
Les hommes changent de regard
Si j'ose m'attacher
Y s'mettent à m'en vouloir
Si je parle d'avenir
Y sont déjà loin derrière
J'avais raison d'le dire,
Le plus fort c'est mon père.

Vas-tu m'dire maman
Comment t'as pu savoir
Dès le commencement,
Qu'c'était pas un trouillard
Qu'il allait pas s'enfuir
Et qu'il allait tout faire
Pour que je puisse dire
Le plus fort c'est mon père

Quel effet ça t'as fait
Quand tu l'as rencontré
Est-ce que ça paraissait
Qu'il allait tant t'aimer
Les hommes bien souvent
Paraissent extraordinaires
Mais dis-toi bien maman
Qu'le plus fort...c'est mon père.




samedi 16 juin 2012

les Volets clos

les Volets clos (1973)

Fermons la fenêtre et laissons les volets clos
A quoi bon se lever
Ce matin n'ouvrons pas les rideaux
Et restons couchés bien enlacés

Fermons la fenêtre et laissons les volets clos
Tant pis pour le patron
Mes yeux dans tes yeux si bleus si beaux
Passons la journée à la maison

Pourquoi donc faut-il s'éveiller ?
A quoi bon aller travailler
Avec toi je veux oublier
Dans la rue il fait jour
Une nuit c'est trop court

Fermons la fenêtre et laissons les volets clos
Je ne veux qu'un soleil
D'un soleil qui peut vivre dans l'eau
Dans l'eau de tes yeux quand tu t'éveilles

Fermons la fenêtre et laissons les volets clos
Moi je veux t'enlacer
Et sentir ta peau contre ma peau
Et ne plus penser qu'à t'embrasser

Dans les rues tout est triste et gris
Dans mon lit toi tu me souris
Je dis non à la foule, aux cris
Je ne veux mon amour
Ne rien faire d'autre que l'amour

Fermons la fenêtre et laissons les volets clos
Et sur ton oreiller,
Blotti contre toi si doux si chaud
Mon amour je veux tout oublier
La la la la la.....


Tous les clips Nicoletta

Depuis "il est mort le soleil", qui avait été repris par Ray Charles lui même, Nicoletta a pu prouver qu'elle possède bien la voix la plus soul de la chanson française. Avec "les volets clos" -présent sur la BO du film homonyme réalisé par Jean-Claude Brialy-, elle réussissait à nouveau de véritables prouesses vocales et faisait montre d'une présence extraordinaire face au micro. 

 

vendredi 15 juin 2012

Zen

Zen (1995)

 Un canard dans le café.
J'ai du mal à digérer, parfois,
Tous les papiers mâchés
Qui se prennent à mon filet
De voix. Pauvre pêcheur,
Fallait lire entre mes lignes,
Pas mordre à mes sautes d'humeur
Même si je n'en suis pas digne.

Fallait rester Zen. Soyons Zen,
Du sang froid dans les veines, soyons Zen
Plus de choc à la chaîne.
Zen, restons Zen,
Du calme à la vie comme à la scène,
Sans amour et sans haine.

J'suis pas dans l'vent des guignols,
De ces joueurs en fond de court,
De ceux qui, pour un p'tit bout d'atoll,
Sont prêts à larguer les amours,
Tous ces maîtres-chanteurs
Qui manquent de coffre et de hauteur.
C'est facile de compter les erreurs
Quand on ne joue pas la scène.

L'erreur est humaine. Soyons Zen.
Du sang froid dans les veines. Soyons Zen
Plus de choc à la chaîne.
Zen, restons Zen.
Du calme à la vie comme à la scène,
Sans amour et sans haine.
Zen, Zen,
Zen, Zen.

Zen, restons Zen.
Du sang froid dans les veines, Zen
Plus de choc à la chaîne, Zen.
Du calme à la vie comme à la scène,
Sans amour et sans haine,
Zen,
Sans amour et sans haine,
Zen,
Sans amour et sans haine,
Soyons Zen,
Zen.



Zazie - Zen par cladstrife

 Zazie et Pascal Obispo ont été deux grandes révélations de la scène française des années 90. Lorsqu'ils ont travaillé ensemble, le résultat a été remarquable. Ainsi "Zen"- qui a donné son nom au deuxième album de Zazie- est devenu un succès en 1996. 

 

jeudi 14 juin 2012

les Rois mages

les Rois Mages (1971)

 (Refrain:)
Comme les Rois Mages en Galilée
Suivaient des yeux l´étoile du Berger
Je te suivrais, où tu iras j´irais
Fidèle comme une ombre jusqu´à destination

Comme les Rois Mages en Galilée
Suivaient des yeux l´étoile du Berger
Comme Christophe Colomb et ses trois caravelles
Ont suivi le soleil avec obstination

Plaise au ciel que j´ouvre mes fenêtres
Le matin au bord d´un étang bleu
Plaise au ciel que rien ne nous arrête
Dans ce monde aventureux

Comme les Rois Mages en Galilée
Suivaient confiants l´étoile du Berger
Mon Amérique, ma lumière biblique
Ma vérité cosmique, c´est de vivre avec toi
(au Refrain)

Plaise au ciel que s´ouvrent les nuages
L´éclaircie dévoile le chemin
Plaise au ciel qu´au terme du voyage
Son triomphe soit le mien

Comme les Rois Mages en Galilée
Suivaient confiants l´étoile du Berger
Comme Christophe Colomb et ses trois caravelles
Ont suivi le soleil avec obstination
(au Refrain)

mercredi 13 juin 2012

les Uns contre les autres

les Uns contre les autres (1978)

 On dort, les uns contre les autres
On vit, les uns avec les autres
On se carresse, on se cajole
On se comprend, on se console
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde

On danse, les uns contre les autres
On court, les uns après les autres
On se déteste, on se déchire
On se détruit, on se désire
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde

On dort, les uns contre les autres
On vit, les uns avec les autres
On se caresse, on se cajole
On se comprend, on se console
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde

Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde
Toujours tout seul au monde


Dire que cette chanson aurait pu ne pas exister. Luc Plamondon jette quelques phrases sur un papier et cela inspire cette mélodie à Michel Berger. La chanson devait être un duo entre Claude Dubois et Diane Dufresne. Cette dernière trouve la chanson trop lente. Michel et Luc se contentent alors d'enregistrer  la musique seule en attendant de trouver une solution. Arrive le dernier soir d'enregistrement au studio: il est 23h15, tout le monde est parti,  quand ils s'aperçoivent qu'il manque toujours la voix sur cette chanson. Michel propose d'en faire un instrumental mais Luc n'est pas d'accord et tient à ce que quelqu'un la chante. Fabienne Thibault qui était toujours là se propose d'essayer. Au même moment, Claude Dubois arrive au studio. Il trouve que la chanson est très sympa et décide de faire la deuxième voix. Voilà comment la chanson "Les Uns contre les autres" -et le duo Fabienne Thibault et Claude Dubois- est née. 



 

mardi 12 juin 2012

Sur la route de Memphis

Sur la route de Memphis (1976)

 J'écoutais le disc-jockey
Dans la voiture qui m'entraînait
Sur la route de Memphis,
Sur la route de Memphis.

Et la radio me vantait
Un truc débile qui m'endormait,
Sur la route de Memphis,
Sur la route de Memphis.

Je viens vers toi.
Tu m'attends dans ta robe blanche.
L'amour en province
Ressemble un peu à un dimanche.

Sur le siège avant, le chauffeur
Buvait de la bière en regardant l'heure,
Sur la route de Memphis,
Sur la route de Memphis.

A la place du mort, un chien-loup
Me jetait un regard un peu fou,
Sur la route de Memphis,
Sur la route de Memphis.

Je viens vers toi, mais pas dans une Roll's blanche,
Dans un costume un peu élimé aux manches.
J'ai le droit de me taire et d'fumer
En gardant mes menottes aux poignets,
Sur la route de Memphis,
Sur la route de Memphis.

Pour une fois les flics ont gagné.
Vers chez toi je ne fais que passer,
Sur la route de Memphis,
Sur la route de Memphis.



Eddy Mitchell retourne aux sources du Rock'n'roll, en partant en pèlerinage à Nashville. Avec les meilleurs musiciens des lieux, il y enregistrera deux chefs d’œuvres du genre: "Rockin'in Nashville" et "Sur la route de Memphis". Composition de Tom T. Hall, ce dernier titre est un superbe voyage au coeur des traditions folkloriques de l'Amérique blanche et montre qu'Eddy possède plusieurs cordes à son arc. 


lundi 11 juin 2012

Tout pour la musique

Tout pour la musique (1982)

 Ils ont des idées plein la tête
C'est des idées pour faire la fête
Et leur langage qui ne veut rien dire
Les fait pleurer ou les fait rire

Ils en oublient même qui ils sont
Les inévitables questions
Et le feeling prime la raison
Ils s'abandonnent à l'unisson

Ils donnent tout pour la musique
Et ils répètent ces mots
Sans suite et sans logique
Comme on dit des mots magiques
Tout pour la musique
Et ils balancent leurs têtes
Comme de vraies mécaniques
Comme des piles électriques
Tout pour la musique
Et ils tapent dans leurs mains
Comme des doux hystériques
Comme des fous fanatiques
Tout pour la musique

Et comme les amoureux transis
Ils vivent en oubliant leur vie
Et leurs yeux renvoient la lumière
Comme les étoiles dans l'univers

Ils donnent tout pour la musique
Et ils répètent ces mots
Sans suite et sans logique
Comme on dit des mots magiques
Tout pour la musique
Et ils balancent leurs têtes
Comme de vraies mécaniques
Comme des piles électriques
Tout pour la musique
Et ils tapent dans leurs mains
Comme des doux hystériques
Comme des fous fanatiques
Tout pour la musique

Tout pour la musique...



En 1982, France Gall sort l'album "Tout pour la musique" , composé encore une fois par Michel Berger. Pour la petite histoire, l'album était déjà intégralement enregistré quand Michel Berger s'aperçoit qu'il faut deux chansons supplémentaires. Il compose alors "Résiste" et "Tout pour la musique" qui seront les deux grands succès de l'album. 

 

dimanche 10 juin 2012

Mon coeur est malade

Mon cœur est malade (1975)

 (Refrain) :
Oh ! Laura, mon cœur est malade
Toi seule peut me guérir
Oh ! Laura, mon cœur est malade
Si tu veux me soigner tu n'as qu'un mot à dire

La fille incendiaire que l'on dit légère
Connue sous le nom de Laura
A mis dans mon âme le feu et la flamme
Le pire de l'histoire c'est qu'elle ne l'éteint pas

(Refrain)

Si la ville entière lui jetait la pierre
Si l'on disait du mal de Laura
Je saurai la défendre, je saurai l'attendre
Et s'il n'en restait qu'un je serai celui là.

(Refrain) x3




samedi 9 juin 2012

Tango bleu

Tango bleu (1953)

 Tout le bleu du ciel
Danse dans tes yeux
Tout le bleu pastel
D´un tango qui chante
Pour nous deux
Donne-moi ton cœur
Donne-moi ta vie
Revivons le bonheur
Du jour où je t´ai suivie

Je n´entends plus rien
Que ce chant là-bas
Est-ce le vent musicien
Où mon cœur qui bat
Je suis si bien entre tes bras
Mais pourquoi songer
Mais pourquoi savoir
Que c´est un rêve léger
Flottant dans l´indigo du soir

Tout le bleu du ciel
chœur : Tout l´horizon du ciel immense
Tourne autour de nous
chœur : C´est le miracle qui commence
Tout le bleu pastel
D´un tango qu´on danse joue à joue
chœur : Laissez-vous prendre à sa romance
Des reflets changeants
chœur : Penchée sur vous la lune veille
Sont dans tes cheveux
chœur : Mon Dieu l´amour fait des merveilles
Une étoile d´argent
Emporte en passant mes vœux

Donne-moi tes nuits
Donne-moi tes jours
Faisons de l´heure qui fuit
Un rêve qui vivra toujours



Tous les clips Tino Rossi

Ce tango nostalgique ne nous vient pas d'Argentine mais des États Unis où il a été mis en musique par Leroy Anderson sur des paroles de Mitchell Parish, l'auteur de standards comme "Sophisticated Lady", "Star Dust" ou "Sweet Lorraine". "Blue Tango" a été un succès incomparable en 1952 pour Anderson et son Pops Concert Orchestra. Une telle réussite n'échappe pas à la sagacité du meilleur spécialiste français du Tango, Tino Rossi, qui le transforme en "Tango Bleu" avec la complicité de Jacques Plante. 


vendredi 8 juin 2012

Saltimbanque


Saltimbanque (1973)

Enfant de clown et d'écuyère,
Il était né sous chapiteau.
Entre la lionne et la panthère,
On mettait son berceau.

Il a grandi parmi les nôtres.
Dès que son âge lui permit
De poser un pied devant l'autre,
Une voix lui a dit :

"Petit, tu es né Saltimbanque.
De ville en ville, tu iras.
Jongle avec tout ce que tu as
Et si tu manques,
Cent fois, tu recommenceras."

Quand il voulait lancer des balles,
Elles ne tombaient pas dans ses mains.
Quand il sautait sur un cheval,
C'était toujours trop loin.

En équilibre sur la table,
Il était pris par le tournis.
Chacun le disait incapable
De gagner sa vie.

"Petit, tu es né Saltimbanque.
Il faut qu'ils rient, il faut qu'ils pleurent,
Qu'ils applaudissent, qu'ils aient peur
Mais si tu manques,
Pour nous, tu seras un voleur."

Alors, en désespoir de cause,
Il a jonglé avec des mots
Et la musique et d'autres choses.
On a crié : Bravo !

On le réclamait à tue-tête
Sur les pistes du monde entier.
Dans son numero de poète,
Il était adoré.

"Petit, tu es né Saltimbanque.
Méfie-toi de ces pistes-là.
Quand ton numéro passera,
Si tu le manques,
On ne te ramassera pas.

Car tous les mots, quand on les jette,
Ils rebondissent n'importe où
De cœur en cœur, de tête en tête.
Ils en deviennent fous.

Ils te reviennent de la salle,
Emplis d'espoirs ou de rancœurs.
Tu étais enfant de la balle
Et te voila penseur."

Laissez-moi rester Saltimbanque.
J'aime la lumière et le feu,
Les tours et les mots dangereux
Toujours je manque.
Mon numéro n'est pas fameux.
Je jongle avec ce que je peux.

jeudi 7 juin 2012

On a trop fait l'amour ensemble

On a trop fait l'amour ensemble (1971)

 Je t'aime autant il me semble
Mais j'ai envie de toi moins souvent
On a trop fait l'amour ensemble
Et rien n'est plus comme avant

D'autres filles attirent mon regard
Des filles qui parfois te ressemblent
Souvent je les vois dans le noir
Quand nous faisons l'amour ensemble

Toi qui t'enflammes quand bon te semble
Tu m'as donné trop de plaisir
On a trop fait l'amour ensemble
Et je ne sais plus te mentir

Le bateau de nos rêves
A fait mille voyages
Mais les vagues un beau jour
Sans pitié l'ont jeté au rivage

Parfois le désir nous rassemble
On oublie pour un court instant
Qu'on a trop fait l'amour ensemble
Pour faire l'amour tout simplement

Ta peau se dresse sous mes doigts
Mais à la façon dont tu trembles
J'expire, tu sais comme moi
Qu'on a trop fait l'amour ensemble

Je t'aime autant il me semble
Mais j'ai envie de toi moins souvent
On a trop fait l'amour ensemble
Et rien n'est plus comme avant

Mais tant pis pour notre avenir
Nous ferons ce que bon nous semble
Moi je ne sais plus te mentir
Nous ne vieillirons pas ensemble
On a trop fait l'amour ensemble (x2)



Gerard Manuel on a trop fait l'amour ensemble par dirol59

"On a trop fait l'amour ensemble": c'est Gérard Manuel qui le dit, ou plutôt qui le chante. La chanson mélancolique est l'un des tubes de la variété française de l'année 1971, avec "Pour un flirt" de Michel Delpech et "The Fool" de Gilbert Montagné. 



  

mercredi 6 juin 2012

Vivre

Vivre (1997)

 La nuit est si belle
Et je suis si seule
Je n'ai pas envie de mourir
Je veux encore chanter
Danser et rire.

Je ne veux pas mourir
Mourir
Avant d'avoir aimer

Vivre
Pour celui qu'on aime
Aimer
Plus que l'amour même
Donner
Sans rien attendre en retour

Libre
De choisir sa vie
Sans un anathème
Sans un interdit

Libre
Sans Dieu ni patrie
Avec pour seul baptême
Celui de l'eau de pluie

Vivre
Pour celui qu'on aime
Aimer
Plus que l'amour même
Donner
Sans rien attendre en retour

Ces deux mondes qui nous séparent
Un jour seront-ils réunis
Oh je voudrais tellement y croire
Même s'il me faut donner ma vie
Donner ma vie
Pour changer l'histoire

Vivre
Pour celui qu'on aime
Aimer
Plus que l'amour même
Donner
Sans rien attendre en retour Aimer
Comme la nuit aime le jour
Aimer
Jusqu'à en mourir d'amour
Jusqu'à en mourir d'amour



NOA - vivre par djoik

Le fantastique succès rencontré par l'album "Notre Dame de Paris"-vendu à plus de 200 000 exemplaires avant même la création du spectacle musical au Palais des Congrès en septembre 1998, doit beaucoup à la voix magique de Noa. Chanteuse romantique par excellence, Noa a été éblouissante dans son interprétation de "Vivre". Malheureusement, la chanteuse  déclina la proposition des auteurs de "Notre Dame de Paris" de porter le rôle d'Esmeralda sur scène, n'étant pas aussi à l'aise qu'elle le voudrait en Français. Elle fut remplacée par Hélène Ségara. 



  

mardi 5 juin 2012

Il faut toujours un perdant

Il faut toujours un perdant (1980)

 Vois...
C'est moi qui fais ce soir le premier pas,
on s'ennuyait un peu mon cœur et moi,
on revient près de toi.

Vois...
Rien qu'un instant je ne vais pas rester,
je prends de tes nouvelles et je m'en vais...
Je ne fais que passer.

Moi
je te retrouve au millieu de tes fleurs.
Chez toi la vie a toutes les couleurs
et le goût du bonheur.

Moi
en noir et blanc je vois passer les jours,
comme un brouillard qui tournerait autour
des choses de l'amour.

Je sais
en amour il faut toujours un perdant;
j'ai eu la chance de gagner souvent,
et j'ignorais que l'on pouvait souffrir autant.

Je sais
en amour il faut toujours un perdant;
j'ai eu la chance de gagner souvent...
Je t'ai perdue, pourtant.

Vois...
C'est moi qui fais ce soir le premier pas,
on ne fait plus semblant mon cœur et moi...
On a besoin de toi.

Vois...
Je n'aurais jamais cru qu'un jour viendrait
où près de toi je me retrouverais
aussi désamparé.

Je sais
en amour il faut toujours un perdant;
j'ai eu la chance de gagner souvent,
et j'ignorais que l'on pouvait souffrir autant.

Je sais
en amour il faut toujours un perdant;
j'ai eu la chance de gagner souvent...
Je t'ai perdue, pourtant.

Vois...
C'est moi qui fais ce soir le premier pas,
on s'ennuyait un peu mon cœur et moi,
on revient près de toi.

Moi
en noir et blanc je vois passer les jours,
comme un brouillard qui tournerait autour
des choses de l'amour.

Je sais
en amour il faut toujours un perdant;
j'ai eu la chance de gagner souvent,
et j'ignorais que l'on pouvait souffrir autant.



lundi 4 juin 2012

A la Varenne

A la Varenne (1930)

 Les bourgeois rupins
Ceux qu'ont les moyens
S'en vont l'été s'fair' plumer à Deauville.
Quand on n'a pas l'sou
On va n'importe où
Où ça coûte pas des prix fous.
Car à mon avis,
C'est pas pour bibi
Les endroits où l'on fait des chichis.

Moi, j'ai mon golf et mon bateau,
Ma plage et mon casino
À la Varenne.
Moi, je n'vais pas avec les gros
À Dinard à Saint-Malo
Fair' des fredaines.
Moi, dans un bar à gigolos,
Payer vingt balles un sirop,
Ça m'frait d'la peine
Moi, j'préfèr' un p'tit caboulot
Où qu'on boit du picolo
Au bord de l'eau.

En guise d'Argentins
Ou d'Américains
Y'a des Calicots d'la Samaritaine
Qui vont sans façons
Taquiner l'bouchon
Pour attraper du goujon; 
C'est une illusion,
Car, dans la région,
C'qui frétill' surtout, c'est l'barbillon...

Moi, j'ai mon golf et mon bateau,
Ma plage et mon casino
À la Varenne
Moi, j'y connais des dactylos
Qui sont plus chouett's en maillot
Qu'bien des mondaines.
Moi, dans un bar à gigolos,
Payer vingt balles un sirop,
Ça m'frait d'la peine
Moi, j'préfèr' un p'tit caboulot
Où qu'on boit du picolo
Au bord de l'eau.

 On n'a pas d'négros
Comme à Monaco
Qui font du jazz à mille francs la séance
Au son d'un phono
Ou d'un vieux piano
C'est quat' sous pour un tango
Et comme on peut pas
Se payer tout ça
Y a des boîtes à deux ronds la java

 Moi, j'ai mon golf et mon bateau,
Ma plage et mon casino
À la Varenne
Moi, je n'vais pas comme un ballot
Claquer mon pèze aux p'tits chevaux
Comme Citroën
Moi, quand j'sors avec les poteaux
Et qu'jai perdu l'apéro
Déjà j'ramène
Moi je vis comme un aristo
J'engraiss' comme un proprio
Au bord de l'eau







dimanche 3 juin 2012

Quand Jimmy dit

Quand Jimmy dit (1988)

Il a monté son groupe
Il y a deux ans à peine
Un chômeur en déroute
Le fils de la pharmacienne
Un bassiste de Toulouse
Un batteur looké Harlem
Un mélange de jazz and blues
Version new-wave africaine

Il a vendu sa mob
Et le cuir de son blouson
Sacrifié à la mode
Une musique sans concession
Depuis le temps qu´il rame
Sur le sable au fond d´une cave
Je peux vous dire messieurs-dames
Qu´un de ces jours
Ça va faire grave

Quand Jimmy dit what´d I say
I love you baby
C´est comme qui dirait
Toute la province qui chante en anglais
Quand Jimmy dit what´d I say
Oh baby come home
C´est comme qui dirait
Toute la province qui marche en Weston

Il chante dans les campagnes
Dans les bals du samedi
Des rock´n roll banane
Des reggaes jalousie
Voyage en minibus
Hôtel de troisième zone
Il a tout et même plus
Pour finir Rolling Stone

J´aime sa petite gueule d´amour
Je le suis dans sa galère
Et je le suivrai toujours
Lui je ne peux pas m´en défaire
J´ai caressé son jean
J´ai dormi sur sa guitare
Chaque fois que je l´imagine
Ça me fait bizarre bizarre

Il a vendu sa mob
Et le cuir de son blouson
Sacrifié à la mode
Une musique sans concession
Je savais depuis longtemps
Qu´il quitterait Montbéliard
Et si Paris me le prend
C´est que c´est vraiment une star
Révélée en 1987, Patricia Kaas élargissait encore son audience l'année suivante, grâce à une prestation remarquée aux Francofolies de la Rochelle. Grâce aussi au tandem François Bernheim/Didier Barbelivien, qui avaient composé pour elle des chansons sur mesure. Parmi celles ci, "Quand Jimmy dit" a élevé Patricia au rang des nouvelle chanteuse à voix. 

 

samedi 2 juin 2012

Malbrough s'en va-t-en guerre

Malbrough s'en va-t-en guerre (1709)

 Mironton, mironton, mirontaine,
Malbrough s´en va-t-en guerre,
Ne sais quand reviendra. {3x}

Il reviendra-z-à Pâques,
Mironton, mironton, mirontaine,
Il reviendra-z-à Pâques,
Ou à la Trinité {3x}

La Trinité se passe,
Mironton, mironton, mirontaine,
La Trinité se passe,
Malbrough ne revient pas.

Madame à sa tour monte,
Mironton, mironton, mirontaine,
Madame à sa tour monte,
Si haut qu´elle peut monter.

Ell´ voit venir son page,
Mironton, mironton, mirontaine,
Ell´ voit venir son page,
Tout de noir habillé.

"Beau page, mon beau page,
Mironton, mironton, mirontaine,
Beau page, mon beau page,
Quelles nouvell´s apportez?"

"Aux nouvell´s que j´apporte,
Mironton, mironton, mirontaine,
Aux nouvelle´s que j´apporte,
Vos beaux yeux vont pleurer.

Quittez vos habits roses,
Mironton, mironton, mirontaine,
Quittez vos habits roses,
Et vos satins brochés.

Monsieur Malbrough est mort,
Mironton, mironton, mirontaine,
Monsieur Malbrough est mort,
Est mort et enterré.

J´ l´ai vu porter en terre,
Mironton, mironton, mirontaine,
J´ l´ai vu porter en terre,
Par quatre-z-officiers.

L´un portait sa cuirasse,
Mironton, mironton, mirontaine,
L´un portait sa cuirasse,
L´autre son bouclier.

L´un portait son grand sabre,
Mironton, mironton, mirontaine,
L´un portait son grand sabre
L´autre ne portait rien.

A l´entour de sa tombe,
Mironton, mironton, mirontaine,
A l´entour de sa tombe,
Romarins fut planté.

Sur la plus haute branche,
Mironton, mironton, mirontaine,
Sur la plus haute branche
Un rossignol chantait.

On vit voler son âme,
Mironton, mironton, mirontaine,
On vit voler son âme
Au travers des lauriers.

La cérémonie faite,
Mironton, mironton, mirontaine,
La cérémonie faite,
Chacun s´en fut coucher.

Les uns avec leurs femmes
Mironton, mironton, mirontaine,
Les uns avec leurs femmes,
Et les autres tout seuls!

J´n´en dis pas davantage,
Mironton, mironton, mirontaine,
J´n´en dis pas davantage,
Car en voilà-z-assez".



Lors des guerres de succession d'Espagne qui opposèrent à l'aube du XVIIIe siècle la coalition franco-espagnole à la Grande Alliance (Angleterre, Provinces-Unies, Prusse, Autriche, Danemark, Portugal et Savoie), lord Churchill, duc de Malborough (1650-1722) (l'un des ancêtres de Winston Churchill), occupe les fonctions de général en chef des alliés. Lors de la bataille de Malplaquet (1709), les Français, à tort, le croient mort au champ de bataille et inventent cette chanson, qui connaîtra une grande popularité à partir des années 1780...jusqu'à nos jours. 

Lord Churchill, duc de Malborough

vendredi 1 juin 2012

Viens, viens

Viens, viens (1973)

 Viens, viens, c'est une prière
Viens, viens, pas pour moi mon père
Viens, viens, reviens pour ma mère
Viens, viens, elle meurt de toi
Viens, viens, que tout recommence
Viens, viens, sans toi l'existence
Viens, viens, n'est qu'un long silence
Viens, viens, qui n'en finit pas.

Je sais bien qu'elle est jolie cette fille
Que pour elle tu en oublies ta famille
Je ne suis pas venue te juger
Mais pour te ramener
Il parait que son amour tient ton âme
Crois-tu que ça vaut l'amour de ta femme
Qui a su partager ton destin
Sans te lâcher la main.

Viens, viens, maman en septembre
Viens, viens, a repeint la chambre
Viens, viens, comme avant ensemble
Viens, viens, vous y dormirez
Viens, viens, c'est une prière
Viens, viens, pas pour moi mon père
Viens, viens, reviens pour ma mère
Viens, viens, elle meurt de toi
Sais-tu que Jean est rentré à l'école
Il sait déjà l'alphabet, il est drôle
Quand il fait semblant de fumer
C'est vraiment ton portrait

Viens, viens, c'est une prière
Viens, viens, tu souris mon père
Viens, viens, tu verras ma mère
Viens, viens, est plus belle qu'avant
Qu'avant, qu'avant, qu'avant, qu'avant
Viens, viens, ne dis rien mon père
Viens, viens, embrasse moi mon père
viens, viens, tu es beau mon père 



MARIE LAFORET - VIENS VIENS par Pierrot68

Ce "Viens, viens", supplique d'une fille à un père qui a quitté femme et enfants pour une autre, est chargé d'émotion, palpable même dans la voix de Marie Laforêt. Ce qui sera l'une des clefs de son succès.