vendredi 30 novembre 2012

Oh!Hé!Hein!Bon!

Oh! Hé! Hein! Bon! (1966)
 
 1 - Oh! Hé! Hein! Bon!
Qu´est-c´que j´ai fait de mes clés,
Mes lunettes et mes papiers,
Mon veston, mon lorgnon,
Mon étui d´accordéon,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

2 - Où est-ce que j´ai mis mes outils,
Ma pipe et mon parapluie,
Ma bell´ sœur, mon tambour,
Et ma tante de Saint Flour,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi.
Oh! Hé! Hein! Bon!

3 - Où est mon bâton, mon bouton,
Mon tonton, mon saucisson
Mon cousin Célestin
Qui était académicien
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

4 -Où sont mes goutt´s, mes pastill´s
Mon sirop, ma camomill´,
Ma potion, mon cachet,
Mes piqûr´s et mon bonnet
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

5 - Qu´est-ce que j´ai fait des parol´s
De cett´ satanée chanson,
Je les oubliés
Ell´s doivent être à la maison,
Oui je sais je perds tout mais c´que j´veux pas
C´est qu´on se moque de moi
Oh! Hé! Hein! Bon!

La la la la la la la
La la la la la la la
La la la la la la
La la la la la la la
La la la la la la la la la la
La la la la la la la!
BOFF.
 
 
 
Si Nino Ferrer a été un passionné de musique noire américaine puisqu'il avait commencé sa carrière comme bassiste dans des formations de jazz et de ryhtm'n' blues, il a su aussi manier l'humour et la dérision. La preuve avec "Oh!Hé! Hein! Bon!", titre entraînant et foncièrement original. 
 
 


jeudi 29 novembre 2012

Né en 17 à Leidenstadt

Né en 17 à Leidenstadt (1991)

 [Refrain] :
Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

[Refrain]

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?
Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp




Premier titre de l'album "Rouge, "Né en 17 à Leidenstadt" est l'une des chansons les plus poignantes de Jean Jacques  Goldman qui pose tout de même une question cruciale: qu'aurions nous fait durant certains conflits ou évènements de l'histoire? 

 

mercredi 28 novembre 2012

Ma jeunesse fout le camp

Ma jeunesse fout le camp (1967)

Ma jeunesse fout l'camp
Tout au long d'un poème
Et d'une rime à l'autre
Elle va bras ballants
Ma jeunesse fout l'camp
A la morte fontaine
Et les coupeurs d'osier
Moissonnent mes vingt ans

Nous n'irons plus au bois

La chanson du poète
Le refrain de deux sous
Les vers de mirliton
Qu'on chantait en rêvant
Aux garçons de la fête
J'en oublie jusqu'au nom
J'en oublie jusqu'au nom

Nous n'irons plus au bois

Chercher la violette
La pluie tombe aujourd'hui
Qui efface nos pas
Les enfants ont pourtant
Des chansons plein la tête
Mais je ne les sais pas
Mais je ne les sais pas

Ma jeunesse fout l'camp

Sur un air de guitare
Elle sort de moi même
En silence à pas lents
Ma jeunesse fout l'camp
Elle a rompu l'amarre
Elle a dans ses cheveux
Les fleurs de mes vingt ans

Nous n'irons plus au bois

Voici venir l'automne
J'attendrai le printemps
En effeuillant l'ennui
Il ne reviendra plus
Et si mon cœur frissonne
C'est que descend la nuit
C'est que descend la nuit

Nous n'irons plus au bois

Nous n'irons plus ensemble
Ma jeunesse fout l'camp
Au rythme de tes pas
Si tu savais pourtant
Comme elle te ressemble
Mais tu ne le sais pas
Mais tu ne le sais pas  



L'année 1967 a marqué une étape dans la carrière de Françoise Hardy. Du côté privé, elle file le parfait amour avec Jacques Dutronc. Côté artistique, elle enregistre un album qui allait renforcer son image d'égérie pop. "Ma jeunesse fout le camp", tel en est le titre. La chanson éponyme qui fait partie du meilleur du répertoire de Françoise Hardy, est de Guy Bontempelli, qui, lui aussi était passé par le Petit conservatoire de Mireille

 

mardi 27 novembre 2012

Lady Melody

Lady Melody (2009)

 J’me laisse aller souvent,
C’est vrai, j’attends,
Que passe le mauvais temps,
Et qu’on fasse comme avant,
J’suis pas certain d’avoir trouvé ma place,
J’suis pas certain mais pour éviter la casse,
J’ai trouvé ma p’tite lady, melody, oh oh oh oh oh

Elle est dans ma tête,
Elle ne m’abandonne jamais,
Je la trouve encore plus belle, quand elle s’habille en reggae,
Elle me suit, à chaque voyage loin d’ici,
Elle est, ma lady melody,

Ma p’tite lady,
Elle est ce qui me reste,
Quand j’ai déjà tout essayé,
Elle chante quand la vie me blesse,
Et je chante à ses côtés,
Dans les orages, les tempêtes,
Jamais elle ne m’a quitté quand je m’arrête,
D’avancer, j’ai trouvé,
Elle est le soleil que j’attendais,

Elle est dans ma tête,
Elle ne m’abandonne jamais,
Je la trouve encore plus belle quand elle s’habille en reggae,
Elle me suit, à chaque voyage loin d’ici,
Elle est, ma lady melody,

Elle est dans ma tête
Elle ne m'abandonne jamais,
Je la trouve encore plus belle quand elle s'habille en
reggae,
Elle me suit à chaque voyage loin d'ici
Elle est,ma lady melodie,

Avec elle je fly away,
Tu vois comme un oiseau là-haut je fly away,
Quand j’entends sa melody je fly away,
Il n’y a quelle qui me comprenne je fly away,
Elle me donne le fire et je fly away,
J’évite les failles de la vie et je fly away,
Tu vois comme un oiseau, là-haut je fly away,
Comme un oiseau qui plane et je fly là-haut, tout là-haut,

Ouh ouh ouh ouh


Tom Frager se fait connaitre avec ce titre "Lady Melody" qui deviendra l'un des tubes de l'été 2009. 



 

lundi 26 novembre 2012

J'ai dix ans

J'ai dix ans (1974)

J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

J'ai dix ans

Je vais a l'école et j'entends
De belles paroles doucement
Moi je rigole, cerf-volant
Je rêve, je vole
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Le mercredi je m'balade

Une paille dans ma limonade
Je vais embêter les quilles à la vanille
Et les gars en chocolat

J'ai dix ans

Je vis dans des sphères ou les grands
N'ont rien à faire, je vois souvent
Dans des montgolfières des géants
Et des petits hommes verts
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

J'ai dix ans

Des billes plein les poches, j'ai dix ans
Les filles c'est des cloches, j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Bien cache dans ma cabane

Je suis l'roi d'la sarbacane
J'envoie des chewing-gums mâchés à tous les vents
J'ai des prix chez le marchand

J'ai dix ans

Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rêver que j'ai dix ans
Ça fait bientôt quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

Si tu m'crois pas hé

T'ar ta gueule à la récré
Si tu m'crois pas
T'ar ta gueule
A la récré
T'ar ta gueule

 
1974 a marqué un tournant dans l'histoire de la chanson française puisqu'elle est l'acte de naissance de la collaboration entre Alain Souchon et Laurent Voulzy. "J'ai dix ans" est la première page de cette belle histoire d'amitié. C'est également ce titre qui va lancer pour de bon la carrière d'Alain Souchon. 

 

dimanche 25 novembre 2012

Il a le truc

Il a le truc (1963)

Il me fait faire ce dont j´ai pas envie
Il me fait dire non quand je veux dire oui
Je suis la proie de ses mille folies

{Refrain:}

Il m´a comme envoûtée
Oui, comme ensorcelée
Il a le truc pour jouer avec mon coeur,
Mon pauvre coeur!

Toutes les fois que j´essaye de le fuir

Il a le truc pour me faire revenir
Je suis le jouet de son bon plaisir
Oui

{au Refrain}


Mais oui, je marche de travers

J´ai l´âme qui pense à l´envers
Oui! Dites-moi que faire
Il est plus qu´un magicien
Et lit mes pensées de loin
Oui, je n´y peux rien!

Yeah! Yeah! Yeah!


Ya! Lorsque je rêve d´aller aux sports d´hiver

Je me retrouve toujours au bord de mer
C´est lui mon paradis ou mon enfer

{au refrain}


Hier au soir, je suis partie sans lui,

J´ai crié pour appeler un taxi
Mais au volant, c´était encore lui!

{au Refrain}



C'est sous l'égide de Lee Hallyday (le cousin de Johnny) que les Gam's ont participé à la belle aventure du yéyé dans la première moitié des années 60. Tout d'abord membres de la chorale de Gilbert Bécaud (les Djinns), Graziella, Annie, Michèle et Suzie enregistraient "Il a le truc" en 1963, qui allait connaître les honneurs du hit-parade au cours de l'été.  

 

samedi 24 novembre 2012

Ma plus belle histoire d'amour

Ma plus belle histoire d'amour (1967)

Du plus loin, que me revienne,
L'ombre de mes amours anciennes,
Du plus loin, du premier rendez-vous,
Du temps des premières peines,
Lors, j'avais quinze ans, à peine,
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux,
Que ce furent, j'étais précoce,
De tendres amours de gosse,
Ou les morsures d'un amour fou,
Du plus loin qu'il m'en souvienne,
Si depuis, j'ai dit "je t'aime",
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

C'est vrai, je ne fus pas sage,

Et j'ai tourné bien des pages,
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus,
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et mes guerriers de passage,
A peine vus, déjà disparus,
Mais à travers leur visage,
C'était déjà votre image,
C'était vous déjà et le cœur nu,
Je refaisais mes bagages,
Et poursuivais mon mirage,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

Sur la longue route,

Qui menait vers vous,
Sur la longue route,
J'allais le cœur fou,
Le vent de décembre,
Me gelait au cou,
Qu'importait décembre,
Si c'était pour vous,

Elle fut longue la route,

Mais je l'ai faite, la route,
Celle-là, qui menait jusqu'à vous,
Et je ne suis pas parjure,
Si ce soir, je vous jure,
Que, pour vous, je l'eus faite à genoux,
Il en eut fallu bien d'autres,
Que quelques mauvais apôtres,
Que l'hiver ou la neige à mon cou,
Pour que je perde patience,
Et j'ai calmé ma violence,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

Les temps d'hiver et d'automne,

De nuit, de jour, et personne,
Vous n'étiez jamais au rendez-vous,
Et de vous, perdant courage,
Soudain, me prenait la rage,
Mon Dieu, que j'avais besoin de vous,
Que le Diable vous emporte,
D'autres m'ont ouvert leur porte,
Heureuse, je m'en allais loin de vous,
Oui, je vous fus infidèle,
Mais vous revenais quand même,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,

J'ai pleuré mes larmes,

Mais qu'il me fut doux,
Oh, qu'il me fut doux,
Ce premier sourire de vous,
Et pour une larme,
Qui venait de vous,
J'ai pleuré d'amour,
Vous souvenez-vous ?

Ce fut, un soir, en septembre,

Vous étiez venus m'attendre,
Ici même, vous en souvenez-vous ?
A vous regarder sourire,
A vous aimer, sans rien dire,
C'est là que j'ai compris, tout à coup,
J'avais fini mon voyage,
Et j'ai posé mes bagages,
Vous étiez venus au rendez-vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je tenais à vous le dire,
Ce soir je vous remercie de vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je suis venue pour vous dire,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous...




Le 24 novembre 1997, une élégante dame brune nous tirait sa révérence. 30 ans auparavant, Barbara fit la plus belle des déclarations qu'un artiste puisse faire à son public: une belle histoire d'amour qui ne s'est jamais finie. Voilà 15 ans que Barbara nous à quitté mais son public continue cette belle histoire d'amour en écoutant la voix de la Dame Brune lui chanter ses plus belles mélodies. 



 


vendredi 23 novembre 2012

Hello Mister Sam

Hello, Mister Sam (1983)

 Sur sa vieille charrette, il grattait tout en roulant
Son banjo fait pour les fêtes, de la Nouvelle Orléans
Et toute une foule, le suivait gaiement
Des p'tits et des grands, entre trois et cent dix ans

Hello Mister Sam, tu joues comme un fou
Hello Mister Sam, ta musique est pour nous
It's all right, it's all right
Ça nous tient debout oh, oh

Avec ton sourire en forme de croissant
Tu prends les enfants au soleil de tes dents
It's all right, it's all right
Tout l'monde est content oh, oh, oh, oh

Et même les chiens, le suivaient en aboyant
Jusqu'au fleuve ancien, qui swignait en avalant
Sa voix de rocaille, vieille comme le temps
Tout finissait bien, dans ce film en noir et blanc

Hello Mister Sam, derrière ton banjo
Il y a des tam tam des trompettes des saxos
It's all right, it's all right
Oui c'est ça qui est beau au bout du chemin
On a l'impression qu'on va s'envoler
Par-dessus l'horizon
It's all right, it's all right
Oui c'est ça qui est bon oh, oh, oh, oh

Hello Mister Sam, tu joues comme un fou
Hello Mister Sam, ta musique est pour nous
It's all right, it's all right
Ça nous tient debout oh, oh
Avec ton sourire en forme de croissant
Tu prends les enfants au soleil de tes dents
It's all right, it's all right
Tout l'monde est content oh, oh, oh, oh

Hello Mister Sam, tu joues comme un fou
Hello Mister Sam, ta musique est pour nous
It's all right, it's all right
Ça nous tient debout oh, oh
Tout l'monde est content oh, oh, oh, oh
Hello Mister Sam










 

jeudi 22 novembre 2012

le Garçon que j'aimais

le Garçon que j'aimais (1976)

Le garçon que j'aimais
Ne reviendra plus jamais
Et ses lèvres jamais plus
n'auront les mots que j'ai connu

Le garçon que j'aimais
On aurait cru quand il parlait
Que du fond de sa jeunesse
Des siècles de tendresse
Vous arrivaient dessus

Le garçon que j'aimais
Avait l'air quand il marchait
En regardant devant lui
D'ouvrir les portes de la vie
Mais voilà je ne le verrai plus
Voilà je n'entendrai plus chanter son coeur
Car un jour on m'a volé

Le garçon que j'aimais
On l'a pris au mois de mai
Et sans qu'il n'aie rien compri
On lui a donné un fusil
Pas besoin de vous raconter
Je sais que vous comprendrez pourquoi je dis
Que je ne le reverrai jamais.

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 Le garçon que j'aimais
Ne reviendras plus jamais
Et ses lèvres jamais plus
N'auront les mots que j'ai connus

Le garçon que j'aimais
On aurait cru quand il parlait
Que du fond de sa jeunesse
Des siècles de tendresse
Vous arrivaient dessus

Le garçon que j'aimais
Avait l'air quand il marchait
En regardant devant lui
D'ouvrir les portes de la vie

Mais, voilà je ne le verrai plus
Voilà, je n'entendrai plus
Chanter son coeur
Car un jour on m'a volé

Le garçon que j'aimais
On l'a pris au mois de mai
Et sans qu'il aie rien compris
On lui a donné un fusil

Pas besoin de vous raconter
Je sais que vous comprendrez
Pourquoi je dis
Que je ne le reverrai
Jamais 



Le garçon que j'aimais
Ne reviendra plus jamais
Et ses lèvres jamais plus
n'auront les mots que j'ai connu

Le garçon que j'aimais
On aurait cru quand il parlait
Que du fond de sa jeunesse
Des siècles de tendresse
Vous arrivaient dessus

Le garçon que j'aimais
Avait l'air quand il marchait
En regardant devant lui
D'ouvrir les portes de la vie
Mais voilà je ne le verrai plus
Voilà je n'entendrai plus chanter son coeur
Car un jour on m'a volé

Le garçon que j'aimais
On l'a pris au mois de mai
Et sans qu'il n'aie rien compri
On lui a donné un fusil
Pas besoin de vous raconter
Je sais que vous comprendrez pourquoi je dis
Que je ne le reverrai jamais.

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mercredi 21 novembre 2012

Fais la rire

Fais la rire (1965)

Puisque ton coeur a su l'enlever à mon coeur,
Que malgré mon amour le tien n'avait pas peur,
Tâche donc maintenant à force de l'aimer
D'effacer de sa vie tout le mal que j'ai fait.
Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,
Pour elle tout peut recommencer.

Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,

De joie, de joie fais-la chanter.
Non tout n'est pas perdu puisque tu viens ce soir,
Puisqu'elle prend ta main
C'est qu'il n'est pas trop tard,
L'amour est un soleil qui ne peut pas mourir,
Je la tenais dans l'ombre, à toi de l'en sortir.

Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,

Pour elle tout peut recommencer,
Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,
De joie, de joie, fais-la chanter.
Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,
Pour elle tout peut recommencer,
Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,
De joie, de joie, fais-la chanter.

Voici votre chemin, fuyez ce carrefour,

Oubliez je vous prie mon pénible retour,
Oubliez qui je suis, de même qui je fus,
Et si vous êtes heureux, j'aurai un peu vécu.

Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,

Pour elle tout peut recommencer,
Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,
De joie, de joie, fais-la chanter.

Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,

Pour elle tout peut recommencer,
Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire,
Car avec moi elle a trop pleuré.
Fais-la rire, fais-la rire, fais-la rire.



En 1965, Hervé Vilard triomphait avec "Capri, c'est fini", qui a été le slow de l'été avec "Aline" de Christophe. Cette même année, le jeune chanteur romantique récidivait avec "Fais la rire", composé par Danyel Gérard, interprète de l'inoubliable "Petit Gonzales". 



  

mardi 20 novembre 2012

Eddie sois bon

Eddie sois bon (1961)

Eddie réveille-toi, tu dors depuis des heures
Crois-moi il est bien temps de songer au labeur
Au lieu d'aller traîner dans les boîtes de nuit
Et de passer ton temps à boire du whisky
Crois-moi tu ferais mieux d'apprendre à travailler
Car dormir n'est pas un métier

Yé, yé, yé, yé alors sois bon
Eddie sois bon, sois bon
Oh Eddie sois bon, sois bon
Eddie sois bon, sois bon
Eddie sois bon

De retour, tu chantes pendant des heures
Je plains tes voisins, je les plains de tout cœur
Tu es de ces gens qui n'ont pas de soucis
Quand tu as du chagrin, tu le noies au whisky
Rien ne t'intéresse car tu as décidé
De prendre les choses du bon côté

[Refrain]

Ta fiancée t'attend car sans toi elle s'ennuie

Ne la délaisse pas, essaye d'être gentil
Avant de l'emmener dans tes surprises parties
Tu pourrais tout au moins lui demander son avis
Puisque tu l'aimes tant, aime-la pour la vie
Va faire un tour à la mairie

[Refrain]


C'est avec leur 2e 45 tours que les Chaussettes Noires ont connu un succès en rapport avec leur passion pour le rock'n'roll. Un 45 tours 4 titres avec deux compositions originales ("Daniela" "Betty") et deux reprises en forme d'hommage. "Je t'aime trop", crée par Elvis sous le titre original de "I Gotta Know" et "Eddie sois bon", connu aux Etats Unis sous le titre de "Johnny B. Goode", hymne éternel du rock'n'roll, signé Chuck Berry. 



 

lundi 19 novembre 2012

Dans la maison de Normandie

Dans la maison de Normandie (1977)

Dans la maison de Normandie
Tout a rouillé, tout a jauni,
Mais le bonheur est encore là,
Blotti dans les détails, dans les taillis,
Dans les fleurs qui n'ont pas fleuri,
Et le bonheur est dans mon cœur aussi.
L'herbe rase et les pommiers morts,
Rien n'est triste dans ce décor;
On dirait de l'amour qui dort.
Ici les arbres ont une histoire,
- c'est mon passé, c'est ma mémoire -
Et mon chagrin s'est endormi un soir.

L'herbe rase et les pommiers morts,

Rien n'est triste dans ce décor;
On dirait de l'amour qui dort.
Ici le temps s'est engourdi,
Rien n'a changé, rien n'a vieilli,
Et la pendule s'est arrêtée aussi.

Il ne meurt que ce qu'on oublie

Et la fête était si jolie.
Rien n'a pu l'effacer depuis.

Dans la maison de Normandie,

Les tuiles s'envolent, l'air chaud s'enfuit,
La cheminée refoule un peu la nuit.
Dans la maison de Normandie,
Tout a rouillé, tout a jauni,
Mais le bonheur est toujours là, blotti.
La la la la...

Dans la maison de Normandie,

Tout a rouillé, tout a jauni,
Mais le bonheur est toujours là, blotti.

 

dimanche 18 novembre 2012

ça fait d'excellents français

Ça fait d'excellents français (1939)

Le colonel était dans la finance
Le commandant dans l´industrie
Le capitaine était dans l´assurance
Et le lieutenant était dans l´épicerie
Le juteux était huissier d´ la Banque de France
Le sergent était boulanger-pâtissier
Le caporal était dans l´ignorance
Et l´ deuxième classe était rentier!

Et tout ça, ça fait

D´excellents Français
D´excellents soldats
Qui marchent au pas
Ils n´en avaient plus l´habitude
Mais c´est comme la bicyclette, ça s´oublie pas!

Et tout ces gaillards

Qui pour la plupart
Ont des gosses qui ont leur certificat d´études
Oui, tous ces braves gens
Sont partis chicment
Pour faire tout comme jadis
Ce que leurs pères ont fait pour leurs fils

Le colonel avait de l´albumine

Le commandant souffrait du gros côlon
La capitaine avait bien mauvaise mine
Et le lieutenant avait des ganglions
Le juteux souffrait de coliques néphrétiques
Le sergent avait le polype atrophié
La caporal un coryza chronique
Et l´ deuxième classe des cors aux pieds

Et tout ça, ça fait

D´excellents Français
D´excellents soldats
Qui marchent au pas
Oubliant dans cette aventure
Qu´ils étaient douillets, fragiles et délicats

Et tout ces gaillards

Qui pour la plupart
Prenaient des cachets, des gouttes et des mixtures
Les v´là bien portants
Tout comme à vingt ans
D´où vient ce miracle-là?
Mais du pinard et du tabac!

Le colonel était d´ l´Action Française

Le commandant était un modéré
Le capitaine était pour le diocèse
Et le lieutenant boulottait du curé
Le juteux était un fervent extrémiste
Le sergent un socialiste convaincu
Le caporal inscrit sur toutes les listes
Et l´ deuxième classe au PMU!

Et tout ça, ça fait

D´excellents Français
D´excellents soldats
Qui marchent au pas
En pensant que la République
C´est encore le meilleur régime ici-bas

Et tout ces gaillards

Qui pour la plupart
N´étaient pas du même avis en politique
Les v´là tous d´accord
Quel que soit leur sort
Ils désirent tous désormais
Qu´on nous foute une bonne fois la paix!
 


 

samedi 17 novembre 2012

Baïla

Baïla (1997)

 Ouh,Ouh,Ouh,...

{Refrain:}
Baila, te quiero amor
Ton souvenir me poursuit encore
Baila, quand tu danses avec moi
Je suis fou de toi

{au Refrain}

Ouh, ouh,...
Tu m´as laissé un goût de sel
Des souvenirs de miel
Vivre ou survivre à ses images
A cette écume sans rivage
Quand la nuit résonne
A toi je me donne
Et Dieu me pardonne
De vague à l´âme en vagues larmes
Je danse pour ta flamme

{au Refrain, 2x}

Ouh, ouh,...
De cette passion sans ombrage
Reste une blessure de voyage
Nos deux cœurs froissés, emmêlés
Se retrouvent dans nos pensées
Quand le vent résonne
Pour toi je frissonne
Et tu t´abandonnes
De vagues à l´âme en vagues larmes
Et danse ta flamme

{au Refrain, 2x}

Baila baila
Te quiero amor
Si nos passions nous font mal
Dans nos matins incertains
Même si on doit rester seul
Notre amour toujours se rejoint

{au Refrain, 4x}




vendredi 16 novembre 2012

A Paris

A Paris (1958)

 A Paris
Quand un amour fleurit
Ça fait pendant des semaines
Deux cœurs qui se sourient
Tout ça parce qu´ils s´aiment
A Paris

Au printemps
Sur les toits les girouettes
Tournent et font les coquettes
Avec le premier vent
Qui passe indifférent
Nonchalant

Car le vent
Quand il vient à Paris
N´a plus qu´un seul souci
C´est d´aller musarder
Dans tous les beaux quartiers
De Paris

Le soleil
Qui est son vieux copain
Est aussi de la fête
Et comme deux collégiens
Ils s´en vont en goguette
Dans Paris

Et la main dans la main
Ils vont sans se frapper
Regardant en chemin
Si Paris a changé

Y a toujours
Des taxis en maraude
Qui vous chargent en fraude
Avant le stationnement
Où y a encore l´agent
Des taxis

Au café
On voit n´importe qui
Qui boit n´importe quoi
Qui parle avec ses mains
Qu´est là depuis le matin
Au café

Y a la Seine
A n´importe quelle heure
Elle a ses visiteurs
Qui la regardent dans les yeux
Ce sont ses amoureux
A la Seine

Et y a ceux
Ceux qui ont fait leur nid
Près du lit de la Seine
Et qui se lavent à midi
Tous les jours de la semaine
Dans la Seine

Et les autres
Ceux qui en ont assez
Parce qu´ils en ont vu de trop
Et qui veulent oublier
Alors y se jettent à l´eau
Mais la Seine

Elle préfère
Voir les jolis bateaux
Se promener sur elle
Et au fil de son eau
Jouer aux caravelles
Sur la Seine

Les ennuis
Y en n´a pas qu´à Paris
Y en n´a dans le monde entier
Oui mais dans le monde entier
Y a pas partout Paris
V´là l´ennui

A Paris
Au quatorze juillet
A la lueur des lampions
On danse sans arrêt
Au son de l´accordéon
Dans les rues

Depuis qu´à Paris
On a pris la Bastille
Dans tous les faubourgs
Et à chaque carrefour
Il y a des gars
Et il y a des filles
Qui sur les pavés
Sans arrêt nuit et jour
Font des tours et des tours
A Paris


C'est avec cette chanson que Francis Lemarque s'est fait connaitre en qualité d'auteur compositeur au lendemain de la guerre. En effet, par l'intermédiaire de Jacques Prévert, il faisait la connaissance d'Yves Montand qui cherchait a étoffer son répertoire. C'est ainsi que le chanteur enregistrait "A Paris", une superbe évocation de la capitale. 

 

jeudi 15 novembre 2012

Y a le printemps qui chante

Y a le printemps qui chante (1972)

 Dis, ça fait combien de temps
Que tu n´as pas vu un peuplier
Une fleur des champs?
Si tu as quelques chagrins
Pour les oublier il y a toujours une gare, un train
Change de ciel, viens voir la terre,
Voir le soleil et les rivières

{Refrain:}
Viens à la maison y a le printemps qui chante
Viens à la maison tous les oiseaux t´attendent
Les pommiers sont en fleurs
Ils berceront ton cœur
Toi qui es tout en pleurs
Ne reste pas dans la ville
Viens à la maison y a le printemps qui chante
Viens à la maison tous les oiseaux t´attendent
Près des grands étangs bleus
Et dans les chemins creux
On ira tous les deux oublier ce rêve facile.

Le premier vent du matin sera ton ami
Quand tu iras t´asseoir au jardin
Et puis le temps passera et tu me diras
Tout mon passé il est loin déjà
Tu ouvriras une fenêtre
Un beau matin, tu vas renaître

{au Refrain 2x}



En 1972, Claude François est au sommet de sa popularité et enchaine les succès avec une facilité provocante. Avec "Y a le printemps qui chante", il jouait sur le double registre de la nostalgie et du voyage. Mais comme souvent chez Claude, tout se termine dans l'optimisme. 

 

mercredi 14 novembre 2012

la Valse à mille temps

la Valse à mille temps (1959)

Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seul, mais je t´aperçois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Me murmure murmure tout bas

{Refrain:}

Une valse à trois temps
Qui s´offre encore le temps
Qui s´offre encore le temps
De s´offrir des détours
Du côté de l´amour
Comme c´est charmant
Une valse à quatre temps
C´est beaucoup moins dansant
C´est beaucoup moins dansant
Mais tout aussi charmant
Qu´une valse à trois temps
Une valse à quatre temps
Une valse à vingt ans
C´est beaucoup plus troublant
C´est beaucoup plus troublant
Mais beaucoup plus charmant
Qu´une valse à trois temps
Une valse à vingt ans
Une valse à cent temps
Une valse à cent ans
Une valse ça s´entend
A chaque carrefour
Dans Paris que l´amour
Rafraîchit au printemps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse a mis l´temps
De patienter vingt ans
Pour que tu aies vingt ans
Et pour que j´aie vingt ans
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Une valse à mille temps
Offre seule aux amants
Trois cent trente-trois fois l´temps
De bâtir un roman

Au deuxième temps de la valse

On est deux, tu es dans mes bras
Au deuxième temps de la valse
Nous comptons tous les deux : une deux trois
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Nous fredonne, fredonne déjà

{au Refrain}


Au troisième temps de la valse

Nous valsons enfin tous les trois
Au troisième temps de la valse
Il y a toi, y a l´amour et y a moi
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Laisse enfin éclater sa joie.

{au Refrain}

Lalala la lalala



mardi 13 novembre 2012

Un clair de lune à Maubeuge

Un clair de lune à Maubeuge (1962)

 Je suis allé aux fraises
Je suis rev´nu d´Pontoise
J´ai filé à l´anglaise
Avec une Tonkinoise
Si j´ai roulé ma bosse
Je connais l´univers
J´ai même roulé carrosse
Et j´ai roulé les R
Et je dis non, non, non, non, non
Oui je dis non, non, non, non, non, non, non, non, non

{Refrain:}
Tout ça n´vaut pas
Un clair de lune à Maubeuge
Tout ça n´vaut pas
Le doux soleil de Tourcoing (Coin-coin! - Oh je vous en prie, hein!)
Tout ça n´vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n´vaut pas
Des vacances au Kremlin-Bicêtre

J´ai fait toutes les bêtises
Qu´on peut imaginer
J´en ai fait à ma guise
Et aussi à Cambrai
Je connais toutes les mers
La Mer Rouge, la Mer Noire
La Mer-diterranée
La mer de Charles Trenet
Et je dis non, non, non, non, non
Oui je dis non, non, non, non, non, non, non, non, non

{Refrain:}
Tout ça n´vaut pas
Un clair de lune à Maubeuge
Tout ça n´vaut pas
Le doux soleil de Roubaix (coin-coing! - Vous êtes ridicule!)
Tout ça n´vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n´vaut pas
Faire du sport au Kremlin biceps


C'est un chauffeur de taxi, Pierre Perrin qui a créée cette chanson "Un clair de lune à Maubuge", au point d'atteindre la deuxième place des hits parades au mois de mars 62. Un tel succès incita plusieurs chanteurs à reprendre cette petite bulle burlesque à leur répertoire comme Annie Cordy ou Bourvil. 

 

lundi 12 novembre 2012

Tant pis

Tant pis (2004)

Et si, j´ai tort
De lire, dans tes pensées
Ou rien de beau,
Ne m´échappe, à par toi
Seuls quelques silences
M´effleurent encore quand je danse
Je n´ai plus de raison d´aimer

{Refrain:}

Et tant pis, si je me détruis
Et je fais le tour
De tes mots, tes promesses
Et tes envies d´ailleurs
Et tant pis, si tu m´interdis
D´être pour toi l´unique objet
De tes désirs. Même obscures

Et fière, où non

Là n´est pas la question
Et je n´attends rien
De tes ombres, de tes efforts
J´ai pris au soleil
Le feu qui manque à ton corps
Et perdu ton âme à l´horizon

{au Refrain}


Je m´attends à tout, sauf à toi

Je ne t´aurai jamais que pour moi
Et quand j´y crois ton coeur n´ose pas

Alors tant pis, si je me détruis

Et je fais le tour
De mes mots, mes faiblesses
Et mes envies d´ailleurs
Et tant pis, si tu m´interdis
D´être pour toi l´unique objet
De ton désirs,
Je reste pur malgré ma blessure


 

dimanche 11 novembre 2012

la Salsa du démon

la Salsa du démon (1980)

 {Horreur}
{Malheur}
{Aaaah}
Oui, je suis Belzébuth
{Horreur}
Je suis un bouc, je suis en rut
{Horreur, malheur}
Oui, oui, oui, je vis dans l´ordure
{Horreur}
Je pue la sueur et la luxure

Je fume je bois, j´ai tous les vices
Et j´ai du poil partout sur les cuisses
Je vous déteste, je vous maudis
J´suis complèt´ment pourri

Quand j´vois un gosse, j´lui fous une claque
Quand j´vois une vieille j´lui piqu´ son sac
Je crache, je rote, rien ne m´arrête
Car aujourd´hui c´est la fête...

C´est la, c´est la, c´est la
Salsa du démon {x4}

{Horreur, malheur}
{Aaaah}
Oui, c´est moi Vampirella
{Horreur}
Malheur à ceux qui ne m´aiment pas
{Horreur, malheur}
Oui, oui, oui, mon cœur est en fer
{Horreur}
Je fais l´amour comme une panthère

Mes amants, je les écorche vifs
Et je les fouette, je leur coupe le pif
J´fais des trucs cochons avec des chaînes
Aux minets du 16ème

Pourchassant les puceaux en fuite
Le démon du sexe m´habite
Venez là mes petits amis
Car c´est la fête aujourd´hui...

C´est la, c´est la, c´est la
Salsa du démon {x4}

{Horreur, malheur}
{Aaaah}
Oui, je suis la sorcière
{Horreur}
J´suis vieille, j´suis moche, j´suis une mégère
{Horreur, malheur}
Oui, oui, oui, sur mon balai maudit
{Horreur}
J´aim´ bien faire mal aux tous petits

Je fais bouillir des mains de pendus
J´mange des crapauds, des rats tout poilus
J´fais des potions pour séduire les hommes
Puis j´les mords quand ils dorment

Dans ma marmite c´est l´épouvante
Y a des bestioles dégoulinantes
Ce soir j´fais du bœuf au pipi
Car c´est la fête aujourd´hui...

C´est la, c´est la, c´est la
Salsa du démon {x4}

{instrumental}

C´est la, c´est la c´est la
Salsa du démon {x4}

C´est la, c´est la, c´est la
Salsa du démon {x4}

C´est la, c´est la, c´est la
Salsa du démon {x4}

C´est la, c´est la, c´est la
Salsa du démon {x4}




samedi 10 novembre 2012

Recueillement

Recueillement (1985)

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,
Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;
Le soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche. 


Marc Seberg habilla de  musique ce poème de Charles Baudelaire en 1985. 

 

vendredi 9 novembre 2012

Quand Jules est au violon

Quand Jules est au violon (1963)

Quand Jules est au violon
Et Léon à l´accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka

La fille à Mathurin

Je peux te dire, elle danse bien
Mais sitôt qu´elle ferme les yeux
Je peux te dire, elle danse mieux

Les filles ici ça fait des chichis

C´est tout en dentelle et en patchouli
C´est tout chiqué et pour les tomber
Faut l´Hully-Gully ou l´Austin-Healey

Chez moi, là-bas

C´est pas du tout, du tout comme ça

Quand Jules est au violon

Et Léon à l´accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka

La fille à Mathurin

Quand tu lui causes, elle comprend rien
Cause lui de près dans le cou
C´est un miracle, elle comprend tout

L´amour ici c´est intellectuel

T´as l´air d´un voyou quand t´es naturel
Doit leur manquer le parfum des prés
Qu´est si important pour le sentiment

Chez-moi, là-bas

C´est pas du tout, du tout le même tabac

Quand Jules est au violon

Et Léon à l´accordéon
Faudrait avoir trois jambes de bois
Pour ne pas danser la polka

La fille à Mathurin

Quand tu lui plais, tu lui plais bien
Et le meilleur de la St-Jean
Tu le danseras dans les champs

Les gars ici, ils sont dégoûtants

Ils achètent l´amour comme un coup de blanc
Et moi l´idiot qui n´ai pas un sous
J´ai beaucoup de mal à boire un p´tit coup

Alors, pas fou

Je vais m´en retourner chez nous

Et Jules est au violon

Et Léon à l´accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka


 

jeudi 8 novembre 2012

Paname

Paname (1960)

Paname
On t´a chanté sur tous les tons
Y a plein d´parol´s dans tes chansons
Qui parl´nt de qui de quoi d´quoi donc
Paname
Moi c´est tes yeux moi c´est ta peau
Que je veux baiser comme il faut
Comm´ sav´nt baiser les gigolos

Paname

Rang´ tes marlous rang´ tes bistrots
Rang´ tes pépées rang´ tes ballots
Rang´ tes poulets rang´ tes autos
Paname
Et viens m´aimer comme autrefois
La nuit surtout quand toi et moi
On marchait vers on n´savait quoi

Paname

Y a des noms d´rues que l´on oublie
C´est dans ces rues qu´après minuit
Tu m´faisais voir ton p´tit Paris
Paname
Quand tu chialais dans tes klaxons
Perdue là-bas parmi les homm´s
Tu v´nais vers moi comme un´ vraie môm´

Paname

Ce soir j´ai envie de danser
De danser avec tes pavés
Que l´monde regarde avec ses pieds
Paname
T´es bell´ tu sais sous tes lampions
Des fois quand tu pars en saison
Dans les bras d´un accordéon

Paname

Quand tu t´habill´s avec du bleu
Ça fais sortir les amoureux
Qui dis´nt "à Paris tous les deux"
Paname
Quand tu t´habill´s avec du gris
Les couturiers n´ont qu´un souci
C´est d´fout´ en gris tout´s les souris

Paname

Quand tu t´ennuies tu fais les quais
Tu fais la Seine et les noyés
Ça fait prend´ l´air et ça distrait
Paname
C´est fou c´que tu peux fair´ causer
Mais les gens sav´nt pas qui tu es
Ils viv´nt chez toi mais t´voient jamais

Paname

L´soleil a mis son pyjama
Toi tu t´allum´s et dans tes bas
Y a m´sieur Haussmann qui t´fait du plat
Paname
Monte avec moi combien veux-tu
Y a deux mille ans qu´t´es dans la rue
Des fois que j´te r´fasse un´ vertu

Paname

Si tu souriais j´aurais ton charme
Si tu pleurais j´aurais tes larmes
Si on t´frappait j´prendrais les armes
Paname
Tu n´es pas pour moi qu´un frisson
Qu´une idée qu´un´ fille à chansons
Et c´est pour ça que j´crie ton nom
Paname, Paname, Paname, Paname...


Si ses premières chansons ont été interprétées dans les années 50, c'est au début des années 60 que Léo Ferré se fait connaitre du grand public. En effet en 1960, il sortait un album où se trouve "Jolie Môme", "Merde à Vauban" et "Paname". Cette dernière chanson fut très bien reçue par le public, qui, après "Paris-canaille", appréciait cette évocation de Paris aux accents  parfois nostalgiques.





 

mercredi 7 novembre 2012

Oh Lady Mary

Oh Lady Mary (1969)

Oh Lady Mary petite fille aux yeux bleus
Oh Lady Mary tu n´étais pour lui qu´un jeu
Oh Lady Mary à l´aube de chaque nuit
Oh Lady Mary un nouveau jour vient sans bruit
Petite fille brise les chaînes de l´ennui
Tu es jolie et ta fraîcheur salue la vie
Oh Lady Mary regarde autour de toi
Oh Lady Mary tous les trésors que tu as
La mer et le ciel, la vie les a fait pour toi
Oh Lady Mary tous ces cadeaux sont à toi

Oh Lady Mary {chœurs}

la la la la.....
Oh Lady Mary {chœurs}
la la la la.....

Petite fille oublie tes pleurs aime la vie

Elle est jolie ouvre tes yeux à ses folies
Oh Lady Mary donne ton cœur au printemps
Oh Lady Mary joue le jeu de tes vingt ans
Oh Lady Mary le bonheur est comme un enfant
Oh Lady Mary il grandit avec le temps
La la la la la........


"Oh Lady Mary", le slow de l'été 1969, écrite par Patricia Carli (interprète en 1963 de "Demain tu te maries") fit découvrir un jeune artiste qui se situait dans la mouvance pop-yéyé: David Alexandre Winter. Ce dernier donnera le virus de la chanson à ses enfants puisque sa fille Ophélie s'essaiera avec succès à la chanson avec "Dieu m'a donné la foi" dans les années 90. Mais ceci est une autre histoire. 

  

mardi 6 novembre 2012

N'avoue jamais

N'avoue jamais (1965)

{Refrain:}
N´avoue jamais,
Jamais, jamais, jamais, jamais
N´avoue jamais que tu aimes
N´avoue jamais, jamais,
Jamais, oh non jamais
N´avoue jamais que tu l´aimes

Si tu veux qu´on te donne

Tout ce que tu attends
Si tu veux que l´automne
Ait le goût du printemps
Sois celui qui déroute
Et souviens-toi toujours
Qu´il faut semer le doute
Pour récolter l´amour
{au Refrain}

Si tu tiens à défendre

Ton bonheur d´amoureux
Si tu tiens à entendre
Les plus tendres aveux
Soit celui que l´on aime
Pour ce qu´il ne dit pas
Qui commence un poème
Mais ne le finit pas
{au Refrain}

{Coda:}

N´avoue jamais, jamais
Jamais, jamais
Jamais, n´avoue jamais que tu l´aimes


Chanson qui représenta la France en 1965, la chanson "N'avoue jamais" fut écrite par Françoise Dorin, auteur de nombreux romans, et composée par Guy Mardel